Bonjour à toutes et tous,
J’espère que vous allez bien et que les nanoteurs•ses parmi vous sont heureuxes de leurs avancées en cette mi-novembre. C’est le cas en ce qui me concerne puisque la fiche de présentation de Leon Kennedy, personnage héros de la licence Resident Evil que je joue également dans le jeu Dead by Daylight et en roleplay écrit, connaît de nettes avancées.
Nous attaquons la dernière partie du chapitre sur les événements de Raccoon City. Ceux qui ont marqué Leon dès le premier jour de sa carrière et qui impacteront tout le reste de sa destinée. Mais cela, notre jeune policier ne le sait pas encore. Il vient de retrouver Ada et ils font route ensemble vers la dernière étape de leur mission au sein du laboratoire d’Umbrella…
Bonne lecture !
| Vous prenez la série en cours de route ? Pas de panique. Retrouvez ici : – l’introduction : fiche d’identité de Leon Kennedy ; – le chapitre 1.1.a : Bienvenue à Raccoon City ; – le chapitre 1.1b : Un fumet d’Apocalypse ; – le chapitre 1.2a : Un reste d’humanité ; – le chapitre 1.2b : Rencontre avec Annette Birkin. |

« Ça pourrait être un aller simple. J’espère que tu es prêt, Leon », dit Ada tandis qu’ils montaient à bord du funiculaire qui assurait la navette entre le laboratoire dans les égouts et le N.E.S.T.
Pour Leon, la question ne se posait pas. Prêt, il l’était depuis l’instant où il avait découvert l’horreur qui ravageait Raccoon City. En identifier les responsables et comprendre pourquoi la situation avait pu dégénérer à ce point n’avait fait que renforcer sa détermination à sauver ce et ceux qui pouvaient encore l’être. Qu’importe les périls. Il n’avait pas embrassé une carrière de policier pour le seul plaisir de porter l’insigne.
Protéger et secourir, voilà les aspirations qui le portaient. Ce qui avait déterminé sa vocation. Il ne faiblirait pas maintenant qu’il fallait agir. Même si Raccoon City se chargeait déjà de briser les illusions que tout jeune flic pouvait nourrir à ses débuts.
Leon recevait une leçon fondamentale dès son premier jour de travail : il était utopique de croire que l’on pouvait sauver tout le monde.
Le souvenir du père et de sa petite fille rencontrés plus tôt lui serra le cœur. Il se tourna vers Ada qui avait pris place sur l’un des bancs du funiculaire et endurait silencieusement les élancements de sa blessure.
« J’ai hâte que le FBI débarque au QG d’Umbrella et foute tous ces enfoirés derrière les barreaux.
– Moi aussi. Mais que ça soit clair : cette affaire n’est pas de ton ressort, Leon. C’est une affaire fédérale. Une fois qu’on aura le virus G, je continuerai seule. »
Il accusa le coup. Ils formaient une si bonne équipe ! Entendre que la jeune femme voulait se débarrasser de lui sitôt la partie la plus dangereuse de sa mission accomplie le blessait.
Leon envisagea que Mike Kennedy et ses collègues aient raison à propos des fédéraux. Peut-être ceux-ci n’étaient-ils réellement que des loups solitaires, suffisants et orgueilleux, incapables de mettre de côté leurs ambitions personnelles pour travailler en équipe.
Ada pouvait bien s’attribuer toute la gloire de la réussite de la récupération du virus G si elle voulait. Leon lui laissait les lauriers et le statut de héros qui les accompagnait souvent. Il ne réclamait aucune reconnaissance. Sa réserve naturelle s’accommoderait mal d’une quelconque célébrité. La seule chose qui l’intéressait, c’était de contribuer à la chute d’Umbrella et d’assister au dénouement de tout ce cauchemar. L’idée qu’il serait écarté de l’affaire avant d’en connaître l’issue le contrariait.
Mais il y avait encore autre chose. De plus personnel. C’était une douleur plus piquante et plus profonde. Quelque chose qui lui rongeait la poitrine et lui pinçait le cœur. Il était peiné que la jeune femme manifeste sans complexe le désir de se débarrasser de lui dès qu’il ne lui serait plus utile.
Il espérait…
Quoi, au juste ? Qu’espérais-tu, triple buse ? Qu’elle te tombe dans les bras comme dans une comédie romantique parce que vous passez votre temps à vous entraider l’un l’autre depuis votre rencontre il y a à peine quelques heures ? Crétin.
Au cinéma ou en littérature, Leon n’était toutefois pas un adepte de romances. À quelques exceptions près, il trouvait généralement leurs héros terriblement insipides et dramatiques. Peut-être parce qu’il faisait partie de ces hommes peu à l’aise avec les émotions, à plus forte raison quand il s’agissait des leurs. Meg lui avait souvent reproché de ne pas suffisamment exprimer ses sentiments. Pas seulement parce qu’elle considérait ne pas avoir entendu « je t’aime » un nombre de fois acceptable dans sa bouche. Elle trouvait qu’il n’extériorisait pas assez ce qu’il ressentait et jugeait cela néfaste pour lui et pour leur relation. Durant l’une de leurs disputes, elle l’avait même accusé d’avoir un cœur de pierre. Cela l’avait marqué. Leon était pourtant loin de l’alexithymie. Il était simplement un taiseux qui gardait la plupart de ses pensées et de ses émotions pour lui parce qu’il ne considérait pas utile de les dévoiler. Encore moins si elles lui donnaient l’air de se plaindre. Un tempérament qui ne faisait pas de lui un grand romantique. Aussi, l’intense attraction qu’il éprouvait envers Ada le perturbait.
Il ne comprenait pas comment il avait pu autant s’attacher à elle en un temps si court. Ni pourquoi l’image qu’il lui renvoyait revêtait une telle importance dans son esprit. Mais les faits étaient là : la proximité physique d’Ada le troublait et il espérait la revoir. Il pensait que la jeune femme nourrissait les mêmes sentiments à son égard tandis qu’ils traversaient l’Enfer ensemble.
Mais il se fourvoyait visiblement.
Savoir qu’elle comptait l’évincer de l’affaire sitôt qu’il ne lui servirait plus ne l’aidait pas à apaiser sa rancœur.
À la désillusion personnelle s’ajoutait l’offense professionnelle.
D’accord, s’il était honnête, il devait reconnaître qu’Ada l’avait sauvé bien plus souvent qu’il ne lui avait rendu la pareille. Mais tout de même… Elle ne pouvait nier qu’il lui avait été d’un précieux secours ! Rien que pour ça, il estimait mériter de connaître la fin de l’histoire tragique de Raccoon City.
Ada perçut probablement sa déception empreinte d’une colère troublée, car elle lança d’une voix douce :
« Eh, Leon. Tu me fais confiance ? »
Porté par le sentiment de trahison et d’injustice qui le tourmentait, Leon traversa le funiculaire à grands pas pour venir se planter devant elle et lui rétorquer :
« Et toi ? »
La réplique ne se fit pas attendre.
« Franchement ? Si c’était pas le cas, tu serais déjà mort. »
Il accusa le coup une nouvelle fois. Certes, Ada venait d’affirmer qu’elle lui faisait confiance. Mais elle venait aussi de reconnaître que dans le cas contraire, elle l’aurait laissé mourir.
Sur quels critères avait-elle fondé son jugement ? Ils se connaissaient à peine. Alors à quoi avait-elle jugé qu’il était digne de confiance ? À sa belle gueule – que d’aucuns décrivaient souvent comme celle du « gendre idéal » ? Au fait qu’elle s’était rendu compte qu’elle ne pourrait pas y arriver seule ?
Aucune de ces options n’était flatteuse.
« Je vois, dit-il en se détournant, encore plus blessé.
– Je me suis dit que tu pouvais m’aider, et j’ai eu raison, poursuivit Ada qui semblait deviner les pensées qui le traversaient. Si tu obtiens le virus G, je ferai en sorte que ce qui s’est passé à Raccoon City ne se reproduise jamais. »
Leon secoua la tête comme si cela pouvait remettre ses idées en place.
Venait-elle vraiment de lui proposer de l’aider une nouvelle fois en allant chercher le virus G pour elle ?
Elle voulait l’utiliser encore une fois. La dernière.
Son dépit le disputait à son professionnalisme alors qu’il tentait d’analyser la situation à la lumière froide de sa raison.
S’il réfléchissait un instant, il s’avouait qu’Ada agissait exactement comme il convenait à un agent fédéral de le faire. S’il était déçu, c’était uniquement de sa faute à lui. Parce qu’il avait cru qu’Ada l’appréciait pour lui-même. Pas pour l’intérêt qu’une aide inopinée, aussi modeste fut-elle, représentait pour elle.
Il s’était emballé.
Il n’était qu’un bleu de la police encombrant entre ses pattes. Il était logique qu’elle désire l’écarter de son enquête dès que possible après en avoir obtenu toute l’aide qu’elle pouvait.
Peut-être prenait-il les choses trop personnellement. Il se pouvait que les raisons qui poussaient Ada à l’éloigner de toute cette affaire dès qu’il ne lui serait plus d’aucun secours soient bonnes. Il ne possédait aucune légitimité à s’engager davantage dans une affaire d’État de cet acabit. Il en avait déjà fait bien plus que la loi l’y autorisait. Il aurait dû remercier la jeune femme de lui avoir permis d’arriver jusque là avec elle au lieu de lui faire des reproches.
Le découragement qui le frappa le prit sans crier gare. Il doutait soudain d’être à la hauteur de cette dernière tâche. La tension des dernières heures lui tombait dessus comme une cascade de gravats s’abattrait sur sa tête en le noyant des pieds jusqu’à la gorge. Il expérimentait pour la première fois des sentiments qu’il éprouverait souvent au cours de sa future carrière. La lassitude. L’impression d’être un imposteur bien moins doué en réalité que dans la vision que les autres avaient de lui.
Mourir n’était cependant pas ce qui l’inquiétait le plus. Ce qui l’effrayait, c’était la possibilité de revenir sans le virus G. De décevoir Ada.
Leon pouvait accepter de ne jamais la revoir même si l’idée le peinait, mais se quitter sur un échec lui serait difficilement supportable.
« Ada… Tu l’as dit toi même », commença-t-il d’une voix vaincue en se laissant tomber sur le siège à côté d’elle. « C’est une affaire fédérale. Je ne suis pas habili…
– Leon, regarde moi. »
Sa voix restait douce comme du velours, mais son ton transpirait l’impériosité de son mental. Alors Leon la regarda. Son cœur battait déjà un peu plus vite quand les yeux noirs de la jeune femme capturèrent les siens. Confronté à leur charme magnétique, la flamme suave de son attirance dansa dans son ventre. Chaude et vive.
Leon connaissait déjà plusieurs jolies femmes, mais aucune encore ne lui avait fait l’effet qu’Ada engendrait sur lui. Dans sa robe rouge, la jeune femme évoquait à ses sens si sensibles à la féminité une amaryllis aux pétales écarlates. Elle ne portait pas de parfum, mais ce n’était pas nécessaire. Sa simple vue suffisait à transmettre l’enchantement de sa beauté.
Sa chair se couvrit de frissons.
Une seule autre femme bouleverserait Leon à ce point un jour. Carmina Mora à laquelle les profilers de la DSO donneraient le surnom de l’Artiste lorsqu’ils étudieraient ses crimes.
Ses yeux plongés dans ceux de Leon, Ada poursuivit, l’air grave :
« J’ai besoin de toi. Si je veux boucler cette affaire, tu es mon seul espoir. »
La flamme dans le ventre de Leon se tordit de plaisir. Ada lui faisait donc suffisamment confiance pour miser la réussite de sa mission sur lui. Toutefois, une dernière chose le contrariait. À cause de sa blessure, elle semblait résignée à rester en arrière où n’importe qui pourrait s’en prendre à elle alors qu’elle serait vulnérable.
« Pas question de te laisser seule ici, protesta Leon. Imagine qu’on t’attaque, que tu aies besoin d’ai… »
Ses mots s’écrasèrent dans sa gorge tandis qu’Ada lui saisissait délicatement le visage. Leurs regards se croisèrent et le jeune flic se perdit à nouveau dans les ténèbres soyeuses de ses yeux, si troublé qu’il ne remarqua pas que sa glotte se fermait brusquement, étranglée par le désir.
La jeune femme plaqua sa bouche contre la sienne.

Leon en fut si déconcerté que son cerveau fondit. Du moins est-ce l’impression qu’il eut tandis qu’Ada l’embrassait avec langueur.
Son baiser engloutit toutes ses velléités. Ses mots court-circuités flottaient dans son esprit vidé de pensées. Leon les percevait quelque part aux bords de sa conscience, tout proches. Il sentait qu’il aurait pu les repêcher au prix d’un petit effort de concentration, mais les lèvres d’Ada contre les siennes sapaient sa volonté.
Son inertie se prolongea de longues secondes après que la jeune femme se soit séparée de lui. Il la contemplait, pantois, trop incrédule pour parler ou même simplement se réjouir.
Il était sous le choc.
Il passait de ce qu’il croyait une fin de non-recevoir à l’aveu d’une attraction mutuelle.
Comment une femme comme celle-ci pouvait sincèrement s’intéresser à lui ?
« Ça va aller, dit Ada d’une voix si douce qu’elle en devenait ronronnante. Ne t’en fais pas pour moi. Je veux aller jusqu’au bout. Et je veux te revoir aussi. » Elle posa une main sur sa jambe. Leon réprima un frisson qui lui monta du creux des reins. « Je compte bien vivre, crois moi. »
Comment tout cela pouvait-il être réel ? Se demanda Leon. Les mots d’Ada. Ses doigts enveloppant son genou. Comment cette scène pouvait-elle exister ?
La jeune femme le faisait entrer dans un été ardent alors que son attitude quelques minutes plus tôt l’avait jeté dans un hiver polaire. Un art subtil et destructeur dont Leon rencontrerait un jour le maître en la personne d’Albert Wesker. Mais pour l’heure, l’avant-goût que proposait Ada démontrait déjà une efficacité redoutable sur le jeune utopiste naïf qu’il était.
Le funiculaire ralentit progressivement jusqu’à s’immobiliser.
« Vous êtes arrivés au N.E.S.T », annonça une voix féminine métallique, mettant un terme à leur intimité.
Le cœur de Leon battit plus fort en pensant à ce qui l’attendait. Pas à cause de la peur. Mais plutôt à cause de son envie de se surpasser afin qu’Ada ne regrette pas de lui avoir fait confiance.
Maintenant plus que jamais, il était hors de question de la décevoir.
***
La même voix métallique accueillit Leon lorsqu’il pénétra dans le laboratoire.
« Bienvenue au N.E.S.T. Agréable visite à tous. »
S’il y avait un mot que Leon ne pouvait décemment pas accorder à cette visite forcée du lieu, c’était bien « agréable ».
Il dut se frayer un chemin dans le complexe en abattant des dizaines de zombies une fois de plus. Tous en blouses blanches ceux-là. Visiblement, les anciens employés d’Umbrella avaient connu le même sort que celui auquel ils avaient condamné les habitants de Raccoon City. Le virus G les avait contaminés eux aussi.
Malgré sa sensibilité de jeune homme qui n’a encore que peu d’expérience de la vie, Leon n’éprouva aucune pitié en achevant leurs misérables existences. Il les considérait comme responsables des malheurs qui frappaient Raccoon City. Leur manque d’éthique dans leurs pratiques professionnelles avait coûté la vie à des milliers de gens et en détruirait plusieurs milliers d’autres lorsque les familles des victimes apprendraient le désastre qui s’était abattu sur leurs proches.
La mort des hommes et des femmes responsables de ce cauchemar n’était que justice pour Leon.
À force d’exploration, il découvrit plusieurs nouvelles choses.
Tout d’abord, le laboratoire d’Umbrella abritait des hybrides mi-hommes mi-plantes qui auraient eu parfaitement leur place dans un film Pokémon si la licence avait versé dans le domaine de l’horreur. Ces êtres singuliers partageaient les locaux avec d’autres créatures tout aussi inquiétantes. Lorsque plus tard, Leon devrait les décrire aux agents des services secrets chargés de l’interroger et de consigner toutes ses remarques sur l’incident de Raccoon City, il aurait du mal à faire mieux que de parler de créatures humanoïdes à la peau rose comme les chats sphynx, très musclées, capables de bonds prodigieux, et qui rampaient comme des crocodiles très rapides.
Leon ignorait si elles représentaient une autre conséquence de la propagation du virus G. Il envisagea qu’il puisse s’agir de rats qui avaient muté suite à leur contamination. Dans le doute, et puisqu’elles se montraient de toute manière aussi agressives que les hommes-plantes, il nettoya tout à l’aide d’un lance-flammes déniché derrière un comptoir d’accueil. Les procédures de sécurité d’Umbrella n’étaient peut-être pas parfaites, mais au moins avaient-elles anticipé quelques risques.
Mais la mise au jour de tous ces monstres fut presque sympathique en comparaison de la deuxième découverte que fit Leon dans les couloirs du laboratoire.
Le géant qui avait massacré l’indic d’Ada et manqué de le tuer lui-même n’était pas mort. Pire : il avait retrouvé sa trace et semblait plus que jamais déterminé à lui tordre le cou.
Leon fit sa troisième et plus intéressante trouvaille après l’avoir semé une énième fois.
Les moniteurs géants d’une salle de vidéosurveillance diffusaient l’enregistrement d’une agression qui s’était déroulée au sein même du laboratoire. Un homme en blouse blanche dont le visage lui était familier serrait une mallette noire contre lui comme un enfant qu’il aurait voulu protéger.
Leon l’examina plus attentivement.
Se pouvait-il que ses traits lui évoquent quelque chose parce que l’homme se trouvait à présent parmi la multitude de dépouilles qu’il avait couchées dans les salles précédentes ?
Le contexte dans lequel il avait vu ce visage lui revint d’un coup.
Parmi tous les « zombies » que Leon avait affronté ces dernières heures, il y en avait un plus costaud que les autres et dont la contamination semblait avoir atteint un stade plus avancé.

Leon se rappelait parfaitement de ce qui avait été un homme, un scientifique s’il en jugeait d’après la blouse blanche qu’il portait, dont la moitié supérieure droite du corps paraissait avoir explosé et gonflé pour former une répugnante excroissance.
Il se rappelait de l’œil énorme niché entre les muscles et les ligaments à nu, là où se situait autrefois une épaule humaine.
Cet homme que Leon voyait sur les images de vidéosurveillance, c’était celui qui était devenu le monstre qu’il avait combattu.
Il le contemplait sur les moniteurs tel qu’il était avant sa contamination par le virus G.
Les hommes qui l’entouraient sur l’enregistrement avaient tout l’air de terroristes organisés. Tous portaient des combinaisons chimiques noires étanches aux gaz – ce qui était certainement judicieux pour pénétrer dans un lieu aussi dangereux que le laboratoire d’Umbrella – et les mitraillettes qu’ils braquaient devant eux étaient des armes de guerre. Ils en menaçaient le scientifique acculé dans un coin.
Leon regarda et écouta avec beaucoup d’attention l’échange qui suivit.
« Docteur Birkin, vous allez nous suivre calmement », dit un homme que la caméra filmait de dos.
Il s’exprimait d’une voix calme, déformée par le masque à gaz qui la rendait sinistre.
Mais le dénommé Birkin ne semblait pas disposé à faire preuve du même sang-froid.
« Je savais bien que vous viendriez », cracha-t-il, la voix chargée de peur et de rage avant de se mettre à hurler brusquement : « C’EST LE TRAVAIL DE MA VIE ! HORS DE QUESTION QUE JE CÈDE QUOI QUE CE SOIT ! »
Birkin serra un peu plus fort la mallette noire contre sa poitrine. À la manière précautionneuse mais peu discrète dont il glissa sa main droite sous sa blouse, on pressentait clairement qu’il comptait dégainer une arme. Un geste gauche et hautement risqué face à des hommes équipés de mitraillettes et probablement surentraînés. De toute évidence, le combat comme le maniement d’une arme à feu n’étaient aucunement familiers au scientifique.

« Nous avons des ordres, Docteur Birkin. Je vous le demande encore une fois… »
Mais l’homme n’eut pas l’occasion de réitérer sa demande. Birkin tira son arme de sous sa blouse. L’une des mitraillettes rugit en le criblant de balles.
Quelqu’un hurla de cesser le feu avec dans la voix l’affolement de celui qui ne souhaitait pas que les choses en arrivent là.
Trop tard.
De grandes fleurs écarlates s’épanouissaient sur la blouse blanche du scientifique tombé au sol.
Pendant plusieurs secondes, un silence pesant écrasa la troupe de mercenaires, troublé seulement par la respiration hachée du tireur. Un bleu ? Se demanda Leon. Qui avait peut-être paniqué en voyant Birkin le braquer.
L’un des hommes en noir brisa le demi-cercle qu’ils formaient tous ensemble pour s’approcher du corps. Il s’accroupit près de ce dernier et posa ses doigts contre sa gorge pour en chercher le pouls.
Il secoua la tête pour signifier à ses compagnons qu’il n’y en avait plus.
Le premier homme, celui qui avait tenté de négocier avec Birkin, se tourna vers celui qui avait tiré :
« Putain, mais qu’est-ce qui t’as pris ?! On avait ordre de le ramener vivant ! »
Le silence du tireur paraissait confirmer l’hypothèse d’une jeune recrue qui contrôlait encore mal ses nerfs. Son interlocuteur le fixait toujours en activant son oreillette :
« On est entré », dit-il à quelqu’un que Leon devinait être le commanditaire de l’opération. « Mais on a eu un problème. La cible a résisté et on a dû l’abattre. »
Un silence. Puis l’homme reprit :
« C’est exact, Monsieur. Bien compris. Juste les échantillons. »
Les échantillons ?
Leon espérait avoir mal entendu, surtout en voyant les hommes en noir s’emparer de la mallette de Birkin et quitter la pièce.
Combien d’échantillons de ce foutu virus G y avait-il déjà dans la nature au juste ?
***
Les hommes en noir ne seraient pas les seuls en possession de l’un de ces foutus échantillons. Leon en récupéra un quelques minutes plus tard au cœur même du N.E.S.T. Toutefois, il tournait à peine les talons que la voix mécanique féminine désormais familière retentit :
« Attention. Retrait non autorisé d’un virus de niveau 4 détecté. Début du confinement de l’institut. La séquence d’autodestruction sera lancée une fois le confinement terminé. »
Leon se figea. Eh merde !
Et comme s’il n’avait pas déjà assez d’ennuis, le plafond explosa pour livrer passage à une nouvelle forme mutée de Birkin.
Le monstre se dressait de toute sa férocité sur la passerelle, bloquant l’accès à la sortie. Leon nota qu’il possédait une paire de bras supplémentaire qu’il n’avait pas lors de leur dernière rencontre.
« Encore toi », l’accueillit Leon en le braquant avec son Wing Shooter.
Il allait tirer quand Annette Birkin surgit dans son dos.
« NON ! Il est à moi ! »
Leon lui jeta un regard étonné alors qu’elle se campait à sa gauche en braquant son propre flingue sur la créature qui avait été son mari. Parce que Leon supposait qu’ils étaient mari et femme. Frère et sœur peut-être, mais cette possibilité lui semblait moins plausible que la première.
« Il faut en finir », ajouta Annette.
Et elle tira.
Ses balles semblaient bien plus perforantes que celles du Wing Shooter. La créature tomba à genou sous l’impact.
« Je peux savoir ce qui se passe ? » demanda Leon qui n’arrivait pas à en croire ses yeux.
Il croyait qu’Annette essayerait de le liquider lui. Qu’elle s’en prenne à son ancien collègue et probablement amant ne faisait aucun sens. Pourquoi semblait-elle soudain disposée à coopérer ?
Mais elle ne l’écoutait pas. Le canon de son arme toujours braqué devant elle, elle avançait vers la créature souffrante qui tentait tant bien que mal de se redresser.
« Pardon, William. Tu ne m’as pas laissé le choix. »
Elle tira une deuxième fois.
La créature s’écroula face contre le sol.
Médusé par la scène à laquelle il venait d’assister, Leon s’avança à son tour en gardant le Wing Shooter en visée au cas où Birkin se relèverait. Mais il semblait avoir eu son compte.
« Vous l’avez appelé William », fit remarquer Leon, ses yeux toujours rivés sur le corps gravement déformé par le virus G du scientifique. « Pourquoi ? »
Leon n’avait pas choisi sa voie professionnelle par hasard. Son caractère observateur et opiniâtre le prédestinait au métier de flic au moins autant que l’histoire de sa famille.
Il voulait avoir le cœur net quant au lien qui unissait les deux Birkin.
« Ça n’aurait pas dû finir comme ça. C’est de la faute d’Umbrella tout ça. »
Des trémulations agitaient la voix d’Annette Birkin. Leon la sentait en proie à une émotion vive. Elle la contenait pour le moment, mais la colère pleine de souffrance qui l’animait menaçait de submerger son psychisme à tout instant.
Constat qui n’empêcha pas Leon de lui répondre d’un ton sans pitié :
« Vous en faites partie. Vous êtes impliquée là-dedans, non ?
– Oui, mais jamais on a voulu que tout ça se produise. »
Et elle lui raconta comment William Birkin s’était injecté son propre virus pour survivre et pourchasser les mercenaires qui avaient volé les échantillons de leur création.
Vous auriez dû le tuer dès que vous avez compris ce qu’il avait fait, voulut-il dire.
Mais il n’était pas encore assez impitoyable pour asséner un tel coup à quelqu’un. Sa réponse fut un soupçon moins violente, mais tout aussi accusatrice.
« Vous avez créé ce monstre, dit-il en désignant le corps inerte de Birkin.
– On a créé le virus G, mais à aucun moment…
– Ne cherchez pas d’excuses. Vous êtes responsable. »
Il n’avait pas encore achevé la dernière syllabe que l’énorme main griffue de William Birkin attrapa Annette et l’envoya contre un mur.
Leon se retourna pour faire face au monstre une nouvelle fois. Il blêmit en découvrant ce qui l’attendait.
Putain ! Mais ce type était un Pokémon ou quoi ?
Birkin avait encore changé de forme.

Il avait doublé de taille. Ses bras, déjà longs et imposants dans sa physionomie précédente, avaient triplé de volume et se terminaient à présent par des mains griffues elles-mêmes deux fois plus grosses que ses épaules. L’œil géant niché dans les muscles à vif de son bras droit avait désormais un jumeau logé dans sa cuisse gauche.
Pour compléter le tableau, une nouvelle paire de bras démesurés s’était greffée dans son dos.
Ce qui les portait au nombre de trois et donnait au monstre un petit air de Cherubimon. Un digimon infecté par un virus, antagoniste d’un dessin animé qui avait marqué l’enfance de Leon.
Umbrella avait-elle conçu ses monstres de sorte qu’au plus ils encaissaient de dégâts, plus ils gagnaient en puissance en évoluant ?
La créature abattit ses griffes semblables à celles d’un paresseux taille XXL sur sa tête. Leon esquiva le coup et brandit son flingue devant lui une nouvelle fois. Mais le petit Wing Shooter lui paraissait infiniment ridicule face au colosse enragé.
Soudain, la plateforme sur laquelle Leon se tenait avec le monstre s’ébranla et entama une lente descente vers le fond du laboratoire. Vacillant, Leon tourna la tête dans la direction d’où il percevait du mouvement et découvrit Annette Birkin appuyant sur les boutons d’une console de commandes.
« Qu’est-ce que vous faites ? Lui lança-t-il.
– On ne peut pas le laisser s’échapper ! »
Leon était on ne pouvait plus d’accord avec ça. Mais il aurait aimé qu’elle lui demande son avis avant de prendre l’initiative de le plonger dans une arène avec une créature génétiquement modifiée capable de lui broyer les os d’une seule main.
Perdu pour perdu, puisque l’endroit avait lancé sa propre autodestruction et que Leon savait que le Wing Shooter ne suffirait pas à venir à bout de ce monstre, il dégaina le lance-flammes qu’il avait conservé sur lui et fit feu.
Tant pis pour toutes les preuves précieuses qu’il risquait de faire perdre au FBI par cette méthode d’intervention. Sauver sa peau lui semblait prioritaire sur la future enquête.
Alternant entre le lance-flammes, les balles d’un fusil qu’Annette Birkin lui avait jeté du haut de la passerelle et ses grenades explosives, Leon vainquit le monstre. Et cette fois, il défiait William Birkin de se relever vu l’état de son cadavre.
Finalement, tout ici est vraiment comme dans un bon vieux film de zombies…, songea Leon en contemplant le corps carbonisé de son adversaire. Rien ne meurt vraiment… Sauf ce que le feu dévore.
Il appuya sur le bouton qui commandait l’ascension de la plateforme et retrouva Annette Birkin effondrée dans un coin. Mourante.
« Merde. Ça a l’air sérieux », commenta Leon en s’accroupissant près d’elle pour examiner ses blessures.
« Et ça fait un mal de chien », ajouta-t-elle, la douleur sifflant entre ses dents serrées.
Sans lui laisser le temps de répondre, elle ajouta : « Promets moi de détruire l’échantillon du virus G. »
Leon fronça les sourcils, déconcerté par l’audace de cette demande.
« Non, c’est une preuve. Ça ira au FBI.
– Tu crois cette garce ? »
Elle ne pouvait parler que d’Ada.
Une expression hostile se peignit sur le visage de Leon.
« Qu’est-ce que vous voulez dire ?
– Elle n’est pas du FBI. C’est une mercenaire, elle va le vendre. Le virus G va aller au plus offrant.
– C’est des conneries ! » S’emporta Leon en se redressant brusquement, comme si Annette l’avait brûlé.
« J’espère me tromper, haleta-t-elle, mais si le virus G tombe dans de mauvaises mains… »
Son souffle se tut.
Leon était trop perturbé pour vérifier si elle était bien morte. L’idée qu’Ada ait pu lui mentir depuis le début cheminait dans sa tête. Il se repassait mentalement le film des dernières heures, de leur rencontre jusqu’à maintenant, scrutait les mots qu’elle avait employés, les actes qu’elle avait posés…
Deux questions tournaient en boucle dans sa tête.
Pourquoi Ada lui aurait-elle menti ?
Mais surtout… Pourquoi Annette Birkin lui aurait menti tandis qu’elle se trouvait aux portes de la mort ? Quel intérêt une agonisante aurait-elle eu à le retourner contre son alliée alors que tout était fini pour elle, qu’elle avait tout perdu ? Son travail, son mari, sa propre vie et le labeur de leurs deux existences… Ce fameux virus G.
Ada, en revanche…
Le doute instillait son poison. Leon devait en avoir le cœur net. Vérifier si Ada était bien celle qu’elle prétendait être.
Un bruit de talons haut lui fit tourner la tête.
Ada s’avançait justement sur la passerelle.
« Justement, je pensais à toi… », lança Leon en allant à sa rencontre.
Sa démarche et son ton étaient plus assurés qu’ils l’avaient été jusqu’ici. L’idée qu’il ait pu être abusé suscitait en lui une colère froide, dure comme un poing fermé au centre de son estomac.
Il aspirait de tout son être, de tout son cœur, à prêter foi en la loyauté d’Ada. Mais quelque chose en lui avait déjà compris son erreur.
Cette petite voix que d’aucuns appelaient l’instinct du flic.
« On est deux alors. Je commençais à m’inquiéter », rétorqua Ada, un sourire dans la voix, tandis qu’elle claudiquait vers lui.
« On forme une bonne équipe, dit Leon en s’immobilisant à quelques pas d’elle. Mais j’ai quelque chose à te demander.
– La voie est libre. Allez, dis moi que tu l’as… »
Ada parlait avec l’empressement des gens qui veulent se dépêcher d’en finir parce qu’ils n’ont pas la conscience tranquille.
Il lui répondit d’une voix doucereuse, pour la première fois menaçante :
« Oh, je l’ai… »
Elle tendit vers lui une main impérieuse.
« Laisse moi vérifier l’échantillon, et on fiche le camp.
– Mais d’abord… commença-t-il sans obtempérer. J’ai croisé Annette. »
Et il lui répéta ce que la femme de William Birkin avait dit sur son compte.
Une expression de regret se peignit sur le visage d’Ada.
« Oh, Leon… » Elle braqua le canon de son flingue vers son visage. « Pourquoi tu ne m’as pas juste donné l’échantillon ?
– J’ai compris que (il la braqua en retour) même si je voulais te faire confiance, je ne pouvais pas. »
La colère glaciale plaquée sur sa voix tranchait avec la rage écumante qui bouillonnait à l’intérieur de ses entrailles. Cette tempête émotionnelle qui vous secoue le cœur, le broie et l’arrache tandis que vous comprenez qu’une personne que vous estimiez, en laquelle vous placiez votre confiance, vous a trahi.

« J’espérais ne pas avoir à en arriver là », dit Ada avec le calme froid auquel elle l’avait habitué.
Leon sembla encore voir du regret et même de la peine dans l’expression de son visage. Mais comment y croire ?
Elle l’avait manipulé.
« Donc c’était ça, dit-il d’un ton aussi féroce qu’il était blessé. J’étais qu’un pion pour toi ?
– Je ne fais que mon travail.
– Et moi le mien ! Alors pose cette arme. Tu viens avec moi. »
Les traits de la jeune femme prirent une tournure plus agressive alors qu’elle faisait un pas vers lui, approchant d’autant de Leon la gueule de son revolver.
« Donne moi l’échantillon. Je ne veux pas te blesser. »
La passerelle sur laquelle ils se tenaient en joue branlait. Le bâtiment commençait à s’effondrer, victime du processus d’autodestruction que Leon avait déclenché en s’emparant de l’échantillon.
Et aucun d’eux ne bougeait.
Tout s’écroulait autour d’eux et ils restaient là à se tenir mutuellement en joue dans un suspens de fin du monde.
Ada ne tirerait pas.
Plus les secondes filaient, plus Leon en acquérait l’absolue certitude.
Il étudiait son visage, sondait les abîmes de ses prunelles d’obsidienne à la recherche de quelque chose de bien précis.
La chaleur qu’ils avaient échangée lors de leur baiser dans le funiculaire… Cette petite flamme logée au creux de son ventre… Il lui semblait qu’elle possédait sa jumelle dans le ventre de la jeune femme et qu’elles s’étaient reconnues, embrasées au contact de leurs lèvres.
Cette sensation qu’il avait éprouvée ne pouvait être feinte.
Tout ne pouvait pas n’être que mensonges.
Le souvenir de cette chaleur impétueuse terrassa sa colère. Surpassa son sentiment de trahison. Surclassa ses doutes.
Leon baissa son arme en laissant retomber ses bras le long de son corps, s’offrant au feu de l’arme d’Ada.
« Vas-y, tire. Je ne pense pas que tu en sois capable. »
Il la dévisagea intensément, dans l’attente de sa décision.
S’il devait mourir, que ça soit par elle. Maintenant.
Mais il n’y croyait pas et son regard bleu azuré exprimait une détermination et une confiance opiniâtres.
Après des secondes interminables, Ada l’imita. Le canon de son revolver pointa vers le sol.
Leon ne put empêcher un sourire d’incurver légèrement ses lèvres.
Puis le coup de feu survint.
Les yeux écarquillés par le choc, Leon regarda le sang qui giclait de l’épaule d’Ada avant d’avoir la présence d’esprit de se retourner vers la femme qu’il venait de laisser pour morte.
Le couple sidéré échangea un bref regard avec Annette Birkin avant que la passerelle sur laquelle il se tenait ne s’effondre.
Ada glissa. Par un réflexe prodigieux, Leon parvint à la retenir de justesse par le poignet avant que le vide ne puisse l’engloutir.
L’échantillon du virus G eut moins de chance. Il sauta de la main de Leon et disparut dans les ténèbres du laboratoire en cours de destruction. Mais Leon s’en fichait. Seule comptait Ada. Rien d’autre n’avait d’importance. Rien ne l’accaparait autant que sa volonté de continuer à tenir la jeune femme à bout de bras pour que le vide ne la lui prenne pas.
S’il lâchait, une chute de plusieurs dizaine de mètres l’attendait.
Mais sa main glissait dans la sienne.
Dans un effort désespéré, Leon tenta de la hisser sur la passerelle en se servant de son autre bras comme levier. Mais aussi menue qu’était Ada, le poids d’un corps humain suspendu dans le vide et maintenu à la force d’un seul bras mettait ses muscles dans une tension folle. Ils le tiraient avec violence, promettant à tout instant de se rompre, mais son cœur se révoltait à l’idée de son échec.
Il refusait de renoncer. Ne pouvait pas renoncer.
Témoin de sa lutte impuissante et de la souffrance qui menaçait de le faire basculer dans le vide à son tour, Ada le supplia de la lâcher. Mais Leon ne voulait rien savoir.

« Tais-toi, lui intima-t-il. Je te tiens.
– Ça ne sert à rien. »
Ce qu’il lisait dans son regard ne lui plaisait pas.
« Fais pas ça ! »
Mais elle l’avait fait.
Elle avait renoncé pour eux deux.
Elle avait laissé son poignet glisser des doigts de Leon sans chercher à se retenir.
Sa chute et ses derniers mots, « fais attention à toi, Leon », hanteraient les cauchemars du jeune flic pour les six ans à venir.
Tout comme sa course solitaire dans le complexe d’Umbrella lancé en pleine autodestruction.
Finalement, Leon s’en était sorti. Il avait même retrouvé Claire, la jeune femme qu’il avait rencontrée à la station service. Elle était accompagnée par une petite fille prénommée Sherry.
Ensemble, ils fuirent la ville. Mais Leon ne laisserait jamais véritablement le cauchemar de Raccoon City derrière lui.
Le cauchemar allait l’accompagner chaque jour de sa vie.

Merci à vous qui conservez votre intérêt pour cette petite histoire. Fanfiction sans prétention et ô combien amusante à écrire pour moi !
Qu’est devenu Leon immédiatement après Raccoon City ? C’est ce que je vous proposerai de découvrir dans le prochain chapitre !
@ bientôt quelque part !
Chris
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