Quatre enseignements à tirer des contes des frères Grimm

Depuis quelque temps, je me replonge dans l’univers des contes de Grimm. Si la plupart d’entre nous gardent un vif souvenir des adaptations animées des studios Disney, peu savent en revanche que les histoires les ayant inspirées sont nettement plus trashs. Combien de parents aujourd’hui oseraient raconter à leurs enfants des histoires où les viols, les tortures et les morts par décapitation ou crémation s’enchaînent plus vite que dans un épisode de Game of Thrones ?

Ce n’est toutefois pas la violence de ces récits qui m’a le plus frappé, mais les leçons insidieuses qu’ils nous distillent.

Revenons ensemble sur quatre grands enseignements que nous pouvons tirer des contes de Grimm.

Leçon n°1 : Votre belle-mère vous veut toujours du mal

Blanche neige méchante reine gif.gif
Ce visage respire l’honnêteté et la bienveillance… Source : Blanche-Neige et les Sept Nains (1938), Disney

La marâtre, cette belle-mère méchante prête à tout pour torturer voire occire sa belle-fille (plus rarement son beau-fils) est sans doute l’une des figures les plus connues des contes de Grimm. Cette première leçon est donc tout aussi certainement la plus comprise des quatre que je vous présente ici, mais on ne la répétera jamais assez : méfiez-vous des belles-mères ! Peu importe votre statut social – princ(ess)e ou souillon, sage notoire ou idiot du village ; ou votre caractère – petit ange ou démon perfide ; belle-maman fera TOUT pour vous pourrir la vie. Vraiment tout.

Si elle n’essaye pas de vous assassiner parce que vous êtes plus jolie qu’elle (Blancheneige) ou parce qu’elle ne peut simplement pas vous encadrer (Les Trois nains de la forêt, Les Six cygnes), ce n’est que pour mieux vous transformer en esclave dans votre propre maison, vous humilier toute la journée et trouver les pires corvées à vous faire réaliser, de celles dont vous ne verrez jamais la fin. Tout cela uniquement pour le plaisir de vous voir sombrer lentement dans le plus âpre désespoir (Cendrillon).

J’ai bien essayé d’établir un classement des pires belles mères des contes, mais toutes rivalisent de tant d’imagination pour saccager la vie des enfants de leur conjoint qu’il est complexe de les départager. Toutefois, j’aurais tendance à penser que la marâtre de Cendrillon mérite quelques points d’avance sur ses concurrentes car elle ne réserve pas sa méchanceté et son absence de remords qu’à Cendrillon. Ses propres filles en pâtissent aussi.

marâtre cendrillon.gif
La raison pour laquelle j’avais peur de regarder Cendrillon quand j’étais môme, résumée en un gif. Source : Cendrillon (1950), Disney

Quand le prince arrive pour faire essayer la chaussure de verre perdue par la mystérieuse cavalière qui lui a chaviré le cœur au bal, l’aînée des deux demi-sœurs de Cendrillon prétend être celle qu’il recherche. Elle essaye la chaussure, qui évidemment ne lui va pas. Alors sa mère lui ordonne de se couper l’orteil pour pouvoir l’enfiler, car, après tout, « quand [elle] sera reine, elle n’aura plus besoin d’aller à pieds » (c’est vrai, c’est accessoire les orteils, osef). Sa fille s’exécute, le prince l’emmène donc au château et là, il s’aperçoit – dans le plus grand des calmes – que la chaussure de verre est pleine de sang. Il découvre que c’est parce que celle qui la porte s’est amputée le gros orteil pour pouvoir l’enfiler et qu’il ne s’agit donc pas de la bonne femme. Toujours dans le plus grand des calmes, il la ramène donc à sa mère et lui dit « celle-là n’est pas la bonne, y a-t-il une autre jeune femme qui vit ici ? »

L’autre sœur essaye la chaussure. Elle ne lui va pas non plus, mais qu’à cela ne tienne, la marâtre n’a pas dit son dernier mot. L’une de ses filles doit être reine, qu’importe le prix ! Elle lui ordonne donc à elle aussi de se couper l’orteil… Facepalm_emote.gif

Dans le genre mère plus préoccupée par ses ambitions que par le bien-être de ses enfants, je crois qu’on tient une championne. Les autres affreuses belles mères des contes pourrissent la vie des enfants de leurs conjoints, mais elles ont au moins la décence de ne pas faire souffrir leurs propres rejeton•e•s. Ou du moins pas directement…

Car parfois, dans les contes de Grimm, c’est votre propre mère (à noter que le mot marâtre désigne autant la belle-mère que la mère) qui vous fait volontairement du mal ! Dans Jeannot et Margot (Hansel et Gretel), un bûcheron et sa femme souffrent de famine, iels n’ont plus de quoi nourrir leurs deux enfants. La femme persuade donc son mari de les abandonner dans les bois pour ne plus avoir à se préoccuper de leur sort. Solution certes efficace, mais discutable d’un point de vue moral…

Ne blâmons toutefois pas cette seule femme, car le père qui cède (un peu vite) à cette solution de facilité en endosse aussi la responsabilité. Sa couardise est d’ailleurs symptomatique de la plupart des figures paternelles des contes de Grimm.

Leçon n°2 : Les pères sont des esprits faibles qui préfèrent leur confort à leurs enfants

Les contes dressent des (belles) mères un portrait au vitriol, mais qu’en est-il des pères ? Globalement, j’ai pu constater qu’ils étaient représentés sous un meilleur jour que leurs femmes, mais tout est relatif. Dans l’ensemble, les bonhommes font preuve de fort peu de courage sans que l’on parvienne à déterminer si la cause est à rechercher dans leur nature intrinsèque ou dans le caractère prétendument castrateur des femmes qui leur font face (excuse un peu facile à mon goût).

Que penser du père de Cendrillon qui, alors qu’il a conscience des mauvais traitements que sa seconde épouse inflige à sa fille, se tait et ferme les yeux  ? Dans la version du conte que j’ai lue, lae lecteur•trice peut supposer qu’il se tait pour éviter d’aller au conflit et préserver sa tranquillité. Sympa.

Idem pour le père de Celui qui partit en quête de la peur. Le héros de ce conte est un idiot (au sens médical du terme) qui ne sait rien faire et n’arrive à rien retenir de ce qu’on lui apprend. Son père, à force de se démener, finit par lui trouver du travail, mais le fils ne fait qu’engendrer des catastrophes (parfois dramatiques puisqu’il tue un homme par erreur), alors il lui demande de partir parce qu’il en a honte et ne supporte plus de s’attirer l’opprobre du voisinage à cause de ses bêtises.

Il laisse donc son gamin idiot livré à lui-même… On admire le dévouement et le sentiment de responsabilité de ce père pour la chair de sa chair.

irony

Le père qui m’a cependant le plus révolté est celui du conte La Jeune fille sans mains.

Il s’agit d’un pauvre meunier, inquiet de se retrouver sans un sou et sans bois de chauffage pour l’hiver qui approche. Il s’en va donc couper du bois dans la forêt où il fait la rencontre d’un vieil homme qui lui dit : « Pourquoi t’échines-tu à casser du bois ? Je peux te rendre riche si tu me promets ce qui se trouve derrière ton moulin. »

Le meunier accepte, car derrière son moulin se trouve un pommier qu’il estime pouvoir céder en échange des richesses promises par l’homme. Quand il rentre chez lui, sa femme l’interroge sur la provenance des coffres pleins d’or apparus dans toute la maison et il lui raconte sa rencontre avec le vieil homme. Sa femme pousse un cri horrifié et s’exclame : « Ah mon pauvre homme, c’était le Diable ! Il ne parlait pas du pommier, mais de notre fille, qui était derrière le moulin et balayait la cour. »

devil(1).gif

Le jour où le Diable vient chercher la fille du meunier, cependant, celle-ci se lave soigneusement et trace autour d’elle un cercle de craie qui empêche le démon de l’approcher. Furieux, celui-ci dit au meunier : « Ôte-lui toute eau afin qu’elle ne puisse plus se laver, sans quoi je suis sans pouvoir sur elle. » Le meunier a peur et obéit, mais le lendemain, quand le Diable revient, la jeune femme pleure sur ses mains et elles sont propres, il se retrouve donc à nouveau sans pouvoir sur elle. Excédé, il ordonne au meunier : « Coupe-lui les mains, sinon elle m’échappe ! ».

Que fait alors notre brave père ? C’est tout de même sa propre négligence qui a condamné sa fille à ce sort terrible. Il décide donc de sauver sa fille et accepte de suivre le Diable.

Non, je déconne. Le meunier a une telle peur de l’Enfer qu’il s’en va trouver sa fille et lui coupe les mains en lui demandant de lui pardonner pour le mal qu’il lui fait (la belle affaire). Par amour pour lui, elle se laisse faire…

En définitive, dans les Contes de Grimm, ni les pères ni les mères ne semblent vraiment posséder le sens de la famille. Ce sont vers les jeunes générations qu’il faut se tourner pour enfin trouver un peu d’amour et de solidarité, et en particulier – et sans surprise quand on connaît les stéréotypes sexistes véhiculés par les contes – vers les jeunes filles.

Leçon n°3 : Le sens du sacrifice est avant tout féminin

Le conte de La Jeune Fille sans mains que je viens de vous résumer fait un bel exemple de ce sens du sacrifice féminin. C’est cependant loin d’être le seul. Dans les Contes de Grimm, les femmes possèdent une forte propension au sacrifice et une haute conscience morale : elles se sentent systématiquement le devoir de sauver leurs frères / époux.

On a ainsi de nombreux contes (Les Douze Frères, Les Sept Corbeaux, Les Six Cygnes…) dans lesquels une jeune fille s’octroie la mission de sauver ses frères, victimes d’une quelconque injustice ou malédiction.

Dans Les Douze Frères, un roi et une reine ont 12 garçons. Or, le roi dit un jour à la reine : « si le treizième enfant que tu mettras au monde est une fille, les douze garçons devront mourir afin qu’elle ait de grandes richesses et qu’elle soit l’unique héritière du royaume. » Le plus jeune fils, voyant sa mère affligée, la questionne et elle lui avoue tout. Elle lui demande de partir avec ses frères se mettre à l’abri dans la forêt, ce qu’ils font avec raison car l’enfant à naître est effectivement de sexe féminin.

Les années passent. Un jour, la fillette apprend l’existence de ses frères et elle décide de se porter à leur rencontre. Elle parvient à les retrouver, mais un maléfice frappe les 12 frères qui les condamne à vivre sous forme de corbeaux. Le seul moyen de les délivrer serait que leur soeur reste muette pendant 7 ans, sans pouvoir ni parler ni rire.

La jeune fille ne se pose même pas de question : bien sûr qu’elle y consent si c’est là le seul moyen de délivrer ses frères. Elle mène une vie isolée dans la forêt jusqu’au jour où un roi la découvre et la demande en mariage. Elle accepte d’un signe de tête et les noces sont célébrées, toujours dans le mutisme de la fiancée qui ne parle et ne rit jamais. Son silence irrite la mère du roi, au point que celle-ci finit par le convaincre qu’elle n’est qu’une petite criminelle muette qui va lui attirer des ennuis. Il la condamne donc à mort (bonjour le roi qui réfléchit par lui-même… Et dire quil gouverne un royaume).

crowsMême sur le bûcher qui doit la brûler, la jeune femme ne parle toujours pas. Mais alors que les flammes commencent à lécher sa robe, le dernier instant des sept années s’écoule et douze corbeaux surgissent. Ils prennent la forme de ses frères qui la délivrent.  La jeune femme peut alors expliquer au roi les raisons pour lesquelles elle ne pouvait parler. Le roi, soulagé, la gracie et condamne sa mère à périr dans un tonneau rempli d’huile bouillante et de serpents venimeux.

Devant un tel retournement de situation, je n’ai qu’une chose à dire : pauvres serpents !

Les Sept Corbeaux reprend en grande partie la même trame narrative. Une fratrie entière est là aussi maudite et condamnée à vivre sous forme de corbeaux. Seule la fillette échappe au maléfice et lorsqu’elle apprend qu’elle possède sept frères changés en corbeaux, elle décide de partir les délivrer. Pour cela, elle vit une épopée digne de celle de Sam & Frodon dans Le Seigneur des Anneaux (« elle alla toujours droit devant elle (…), jusqu’au bout du monde »), durant laquelle elle rencontre diverses créatures plus ou moins sympathiques et traverse des montagnes de glace.

Si jeune et déjà si dévouée à la gent masculine famille… (mais n’est-ce pas le rôle attendu d’une femme ?)

L’histoire se répète dans Les Six Cygnes. Un roi ayant sept enfants, 6 garçons et une fille, craint que sa nouvelle épouse ne leur fasse du mal. Il les cache donc au cœur de la forêt. La femme finit cependant par découvrir le secret et, étant sorcière, elle confectionne sept petites chemises ensorcelées. Elle se rend dans la cachette des enfants et jette sur chacun d’eux une chemise. Ils se transforment en cygne dès que le tissu touche leur peau. La petite fille cependant, ne reconnaissant pas leur père dans la silhouette inconnue qui marchait vers eux, est restée cachée. Elle peut ainsi tout raconter à leur père la nuit suivante. Celui-ci est dévasté, mais considère ses garçons perdus. La petite, elle, ne l’entend pas de cette oreille et décide de partir seule à leur recherche. Elle les retrouve et ils lui révèlent comment les délivrer. Il lui faudra rester six années sans parler et sans rire, et pendant ce temps, coudre pour eux six chemises faites de fleurs étoilées. Si un seul mot sortait de sa bouche avant la fin des six années, alors tout son travail serait perdu.

Comme ses consoeurs dont j’évoquais les cas au-dessus, elle aussi mène une vie isolée, jusqu’au jour où un Roi la trouve et la demande en mariage. Les choses pourraient se dérouler le mieux possible, le roi pourrait simplement accepter le mutisme de sa fiancée jusqu’à la fin du sortilège, mais c’est sans compter sur l’intervention de notre empêcheuse de tourner en rond préférée… Oui, je parle bien sûr de la belle-mère !

La mère du roi n’aime pas du tout la jeune fille (oh, quelle surprise !) et quand celle-ci accouche d’un premier enfant, elle attend qu’elle dorme pour le lui voler, barbouiller sa bouche de rouge, puis l’accuse d’être une ogresse qui a dévoré son propre fils. La reine ne peut bien sûr pas se défendre puisqu’elle ne peut pas parler, mais le roi ne la croit pas coupable. Mais après la disparition de deux autres enfants dans les mêmes circonstances et le maintien des accusations de sa mère, le roi n’a plus le choix. Il condamne la reine à l’échafaud.

Mais alors que la corde qui doit la pendre commence à se tendre, 6 cygnes s’en viennent en fendant l’air. La reine leur jette les chemises qu’elle a finies de coudre la veille en prison et les délivre du sortilège.

304-Naiad_attackLes sœurs ne sont cependant pas les seules à courir tous les risques pour voler au secours de leurs mâles compagnons. Dans L’Ondine de l’Étang, une ondine capture un homme et l’entraîne sous l’eau. Sa femme, sans nouvelles de lui, part à sa recherche et comprend ce qui s’est passé. Elle tente alors par tous les moyens de le libérer des eaux maléfiques et ne trouve pas de repos tant qu’elle n’a pas réussi.

Dans ses tentatives pour retrouver son mari perdu, elle endure (entre autres) une transformation en grenouille et une longue vie d’errance. Dans le genre abnégation de soi, il sera difficile de faire mieux.

Au sus de tous ces éléments, je crois que l’on peut déclarer les femmes reines du game.

rihannah.gif

Leçon n°4 : Les personnes méchantes ont une intelligence limitée

Aussi perfides soient-iels, mêmes les plus méchant•e•s de touStes les méchant•e•s ont leurs limites. Non pas dans la méchanceté, mais dans l’intelligence. Iels sont capables d’imaginer les tortures les plus gores, mais quand il s’agit ensuite de ne pas se faire pincer pour les crimes commis, il n’y a plus personne…

Dans Les Trois Nains de la forêt, une belle-mère essaie par tous les moyens de tuer sa belle-fille. Au cours d’une énième tentative, elle l’envoie en plein hiver cueillir des fraises en ne lui donnant pour tout habit qu’un vêtement léger. La jeune fille s’en va donc à demi-nue dans la neige, presque sûre de mourir d’hypothermie, mais elle croise le chemin de trois nains des bois. Ceux-ci décident de la remercier pour la gentillesse dont elle fait preuve envers les autres en lui offrant les fraises qu’elle est venue chercher et en lui accordant trois dons. Le premier lui donne le don d’embellir de jour en jour, le second enchante ses paroles pour qu’une pièce d’or lui tombe de la bouche à chaque mot prononcé, et le troisième lui promet qu’elle deviendra l’épouse d’un roi (parce qu’une femme ne rêve que de beauté physique, de richesse et de pouvoir, nous le savons touStes, mais passons).

À son retour, sa belle-mère est évidemment furieuse de la voir vivante, pourvue d’un panier plein des fraises qu’elle était persuadée qu’elle ne trouverait jamais, et crachant des pièces d’or à chaque mot. La jeune fille lui relate sa rencontre avec les trois nains et la marâtre se consume de jalousie. Quand le dernier don des trois nains se réalise et qu’un roi vient demander la main de sa belle-fille, c’est plus qu’elle n’en peut supporter. Accompagnée de sa propre fille, la marâtre suit le couple au château. Au premier moment où la future reine se retrouve seule, elles la saisissent et la balancent par la fenêtre dans les douves du château où elle se noie. Puis la marâtre ordonne à sa fille de prendre la place de la défunte auprès du roi, mais son fantôme apparaît au roi et lui révèle le crime.

Le roi retourne auprès de la marâtre et de sa fille, feignant de ne s’être rendu compte de rien, et demande à la marâtre :

« Que convient-il de faire à quelqu’un qui en tiré un autre du lit et l’a jeté à l’eau ? »

200.gif
« On l’enferme dans un tonneau garni de clous que l’on fera rouler du haut de la montagne jusqu’au fleuve et… Hein ? Comment ça on parle de moi ? » Source : Joaquin Phoenix dans We own the night (2007)

Le roi ordonne donc qu’on se saisisse de la marâtre et de sa fille et qu’on procède exactement comme elle vient de l’énoncer.

On pourrait appeler ça le karma.

Dans La Gardeuse d’oies, une méchante servante piège sa maîtresse et la force à échanger leurs rôles. La servante épouse donc le prince à sa place. Toutefois, le père du prince finit par s’apercevoir de la tromperie et demande à l’imposteuse ce que mériterait une personne ayant humilié sa maîtresse et abusé son maître.

« Elle ne mérite rien de mieux que d’être mise entièrement nue dans un tonneau garni à l’intérieur de clous pointus, répond t-elle, et on l’attellera de deux chevaux blancs qui la traîneront de rue en rue jusqu’à ce que mort s’ensuive.

– C’est de toi qu’il s’agit, dit le vieux roi. Tu as prononcé ta sentence et il t’adviendra ce que tu as dit. »

tumblr_ngyiq0CYe71rymr5wo1_500

Moralité : si vous vous êtes rendu•e coupable d’un crime et que quelqu’un vous demande innocemment quelle punition ce crime mériterait, taisez-vous, cela vaut mieux.

Voilà pour les quatre grandes leçons que je retiens des contes de Grimm ! Et vous, en avez-vous relevé / retenu d’autres ?

Merci de m’avoir lu, et @ bientôt quelque part,

Chris

Vous désirez soutenir mon travail ? Vous pouvez :

  • Partager cet article autour de vous 💫
  • Me témoigner votre intérêt en venant grossir les rangs de mes communautés Facebook et Twitter 💻
  • Vous abonner à ce blog 👍

 

6 commentaires sur “Quatre enseignements à tirer des contes des frères Grimm

Ajouter un commentaire

  1. Article ultra complet comme souvent ! Je savais que les contes des frères Grimm étaient durs, mais j’avais oublié à quel point ^^ je dois bien les avoir quelque part chez moi, ton article m’a donné envie de me replonger dedans. Reste plus qu’à savoir où ^^ Merci pour cet article de qualité.

    Aimé par 1 personne

  2. Quelle horreur ! J’ai lu pas mal de contes de Grimm (les corbeaux, les cygnes, la Gardeuse d’oie) mais pas tous ceux que tu cites, notamment pas celui de la jeune fille sans mains… Tant de joyeuseté, c’est fou ^^
    Merci pour ton analyse très intéressante 🙂

    Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :