Chronique : Entendre le Monde [nouvelle] – Jean-Louis BOUZOU – autoédition

Descriptif technique



Nom de l’auteur : Jean-Louis BOUZOU
Genre : Nouvelle, conte
Date de parution : 18 juillet 2017
Éditeur : Auto-édition
Nombre de pages : 44 pages

Résumé


Lorsque Jehan s’installe dans le village de Tourrières, le nom du Père Pantosque lui tombe assez vite dans l’oreille. De drôles de bruits courent sur l’énigmatique et marginal personnage. On le dit jardinier et… sorcier. Difficile à notre époque d’accorder du crédit à ce genre de rumeurs, même si d’étranges événements ont souvent lieu dans les parages du bonhomme. Il retrouve les personnes disparues en forêt quand les secouristes et gens du cru ont fait chou blanc, semble apprécié des animaux et anticiper le futur.

C’est en s’égarant lui-même en forêt que Jehan a l’occasion de se rapprocher de cet homme singulier et fascinant. Ils sympathisent et Jehan sollicite finalement son aide pour créer un potager sur sa parcelle.

En lui apprenant à cultiver son jardin, le Père Pantosque ne fait pas que lui permettre de revenir à une agriculture plus respectueuse de l’environnement, il réveille ses sens et son âme à une tranquillité et une harmonie perdues.

Mais qui est vraiment le vieil homme ? D’où lui vient sa connaissance de la terre et ses dons que les gens du village assimilent à de la sorcellerie ?

Mon avis


Il y a longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de cœur pour une nouvelle. Entendre le monde est un conte moderne, ode à l’amitié, à la nature et à l’éveil. L’éveil physique et spirituel qui reconnecte l’être humain à l’Essence Originelle. Cette nature sauvage qui vit tout autour de nous et que nous oublions, emmurés dans le béton de nos constructions, le dos continuellement courbé sur nos dossiers administratifs, nos prêts bancaires, nos assurances pour la voiture et l’école…

Cette nouvelle a un goût savoureux de terroir (l’action se déroule dans l’arrière-pays Niçois) et la plume de Jean-Louis BOUZOU, d’une poésie subtile, est d’une rare efficacité à évoquer des atmosphères en finalement très peu de mots. Les odeurs d’humus, de champignons, de feuilles et de terre, le chant des oiseaux et le silence vivant propre aux forêts ont imprégné mon esprit tout au long de la lecture. Quarante pages de voyage dans la réalité sublime et ressourçante du Père Pantosque.

L’auteur a réellement réussi à me faire Entendre le Monde à travers sa plume, et pour cela, j’ai envie de le remercier. Celleux d’entre vous qui me connaissent savent tout le respect que j’éprouve pour la faune et la flore, et combien j’aspire à ce que l’Homme cesse de se regarder le nombril, de penser en termes de profits, de courbe du chômage et de création d’emplois, et qu’il réapprenne à vivre en harmonie avec son environnement. Cette histoire a donc trouvé un écho tout particulier en moi, comme un espoir. L’espoir que nous soyons de plus en plus nombreux à nous (r)éveiller à la beauté du Monde et des créatures sauvages, l’espoir que des personnes comme le Père Pantosque existent réellement quelque part.

Quel bonheur quand je me suis aperçu•e que c’était peut-être déjà le cas – tous ces gens qui deviennent végétariens après avoir regardé en face l’horreur de l’industrie de la viande, ces mobilisations de plus en plus fortes pour faire entendre la voix d’animaux martyrs ou empêcher la construction d’un énième complexe commercial de défigurer un site naturel…

Et puis il y a ces forcenés de Gaïa, ceux qui appellent à l’insurrection des consciences et qui pour ça multiplient les actions partout dans le monde (Pierre RABHI), parfois jusqu’à risquer leur vie pour sauver celle d’un animal (Paul WATSON, le capitaine du Sea Shepherd).

Je crois tenir là deux des collègues du Père Pantosque parmi les plus opiniâtres, mais il y en a d’autres, anonymes comme lui, qui se révéleront en temps utile. Les héritiers des K… sont en marche et chacune de leurs actions me renverra au souvenir de ce joli conte.

À lire absolument pour un moment d’enchantement !

Extraits


***

Lorsque je repris conscience, j’étais un aigle volant en compagnie d’un autre. Au-dessous de nous défilaient le vert des forêts, le bleu de l’eau, les ocre et gris des flancs de collines ainsi que le blanc des glaciers. Je ressentais tout et pouvais voir en détail, comme avec un zoom, à n’importe quel moment, ce qui se trouvait au-dessous de moi. Tout était calme et agréable. Celui qui écrivait le ciel avec moi, m’était familier. Dans un premier temps, je crus que c’était le Père Pantosque, car de sa présence émanait bonté, générosité et humour, mais ce n’était pas lui, c’était bien plus que lui… et cet oiseau qui était mon guide dans cette aventure onirique, semblait être aussi la terre que je survolais.

***

le Père Pantosque m’aida et m’enseigna son art de jardiner, plein de respect pour la terre et la vie. […]

Cette activité avait donné un sens à ma vie, à tel point que la première chose que je faisais en me levant le matin – bien avant d’aller préparer mon café –, était d’aller faire un petit tour dans mon potager et bien souvent ce petit tour s’éternisait.

Entendre le monde I2
Source : https://www.dphotographer.co.uk/image/300003/tawny_owl_in_old_oak_forest_
Crédit : Mike Pearce

Merci de m’avoir lu•e ! 😉

Pour celleux qui souhaiteraient découvrir à leur tour la plume douce et lumineuse de Jean-Louis BOUZOU, c’est ici !

S’il y en a parmi vous qui ont lu cette nouvelle, je serai ravi•e d’en discuter pour poursuivre l’immersion ♥

Peut-être à bientôt quelque part,

Chris

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