Le Procès Malefoy, chapitre 5 : La Morsure des Ténèbres [fanfiction Harry Potter]

Temps de lecture estimé : 15 minutes

Rappel des liens des chapitres précédents

Chapitre 1 : La Déchéance des Malefoy
Chapitre 2 : Le Nouvel Ordre
Chapitre 3 : Le Besoin d’un père
Chapitre 4 : Quelques Mots de réconfort

– Chapitre 5 –

La Morsure des Ténèbres

🐍

Le procès de Drago se jouerait le lendemain. Lucius pensait qu’il n’en fermerait pas l’œil de la nuit, mais c’était sans compter sur son état général d’épuisement. Il sombra et fut aussitôt happé dans le monde des rêves. Le décor de celui qu’il commençait, le même depuis des semaines, était d’une désespérante familiarité. Le vaste parc du domaine Malefoy avec ses jardins à l’anglaise et ses hectares de bois s’étendait tout autour de lui. Le manoir se dressait dans son dos, et devant lui, le chemin doré devenu aussi récurrent qu’Abraxas Malefoy dans ses songes s’enfonçait à travers la végétation en scintillant doucement. Lucius hésitait. Si son père figurait ses principes trahis et sa mauvaise conscience comme il le supposait, alors le chemin doré pouvait bien symboliser la rédemption. La voie qu’il lui fallait emprunter pour échapper à un destin funèbre et limiter les torts causés à sa famille. Tout dans son rêve – jusqu’à sa répétition quasiment chaque nuit – l’incitait à croire que son inconscient avait déjà choisi son camp. Ou bien était-ce un signe, un message de l’Au-Delà ? Si les démons existaient, si des entités maléfiques parcouraient le monde – et Lucius était bien placé pour savoir que c’était le cas –, alors leur pendant bienveillant devait exister aussi. Il ne croyait pas en l’existence d’anges-gardiens qui lui semblaient n’être qu’un concept naïf de Moldus, mais il pouvait concevoir que de bons esprits pouvaient choisir d’aider les humains comme les mauvais s’amusaient à les tourmenter. Le chemin doré relevait-il de la manifestation de l’un de ces gentils esprits, ému par son cas ? De telles créatures pouvaient-elles s’intéresser au sort d’un homme de sa condition ? Pouvaient-elles éprouver quelque sympathie pour un Mangemort, un assassin au sang-froid ? Lucius avait toujours su qu’il n’était pas fait du même bois que la plupart des autres tueurs qu’il fréquentait sous la bannière de Lord Voldemort. Si l’on exceptait deux ou trois morts moldues perpétrées par ennui, aucune de celles dont il était responsable n’avait été gratuite. Il tuait avec rationalité, en obéissant toujours à un dessein qui servait soit la Cause du Seigneur des Ténèbres, soit ses propres intérêts, mais jamais exclusivement par goût du sang comme Bellatrix ou Rabastan avaient pu le faire tant de fois, parce qu’il était dans leur nature d’être des prédateurs. Lucius, lui, tuait avec intelligence. Il réfléchissait soigneusement à chaque meurtre et en planifiait chaque détail pour éviter les mauvaises surprises. Cette minutie lui avait valu la confiance du Seigneur des Ténèbres dont il était devenu le premier lieutenant, celui à qui revenait le commandement en son absence. Hélas, le fiasco du Département des Mystères lui avait coûté la confiance du Maître et avait signé la fin de son règne. Il ne s’attendait pas à ce qu’une poignée de gamins résiste aussi farouchement à des sorciers aguerris en magie noire. C’était surréaliste. À croire qu’une force supérieure avait décidé que leur camp ne pouvait pas gagner pour les besoins d’un scénario qui lui échappait, et que c’était cette force qui s’était opposée à eux à travers Potter et sa bande.

Dans le décor habituel de son rêve, Lucius, conscient d’avoir quitté le monde matériel pour celui des songes, examina les alentours et s’étonna de ne trouver nulle trace du spectre furieux d’Abraxas prêt à se jeter sur lui. Était-ce le signe que sa conscience se libérait du poids de la culpabilité ? Il fit un pas prudent vers le chemin doré et s’immobilisa, les sens en alerte, mais le parc restait désert. Lucius jeta un regard envieux au sentier d’or pâle qui miroitait sous le disque lunaire. Si son père avait voulu se montrer, il n’aurait pas attendu aussi longtemps. C’était peut-être le moment ou jamais d’emprunter l’attrayant chemin et de voir où il le mènerait. Après tout, comme Lucius l’avait dit à Drago, il serait ridicule qu’il continue à se revendiquer d’un type qui prévoyait de l’éliminer et dont la viande nourrissait désormais les insectes nécrophages… Oui, plus les minutes passaient, plus Lucius se convainquait que c’était vers la comédie de la rédemption que son destin devait pencher, et qu’il devait s’y jeter sans regret. L’âme tremblante, le cœur fébrile, il s’avança vers le chemin doré.

– Où vas-tu comme ça, Lucius ?

Il se figea et un frisson glacé coula du sommet de sa tête le long de sa colonne vertébrale quand il identifia son visiteur sans surprise.

– Vous ne vous lassez donc jamais, père ?

L’honnie silhouette familière venait de surgir de l’ombre des arbres. Abraxas Malefoy semblait calme, mais ses yeux étincelaient d’une flamme indéfinissable.

– C’est toi qui m’appelles.

– Ne m’accusez pas de votre présence, rétorqua Lucius, le visage plissé par la contrariété. Si j’avais le moindre contrôle sur le phénomène, je vous expédierais bien loin de moi. J’empêcherais même ma mémoire de se souvenir de votre nom. J’espère que vous avez conscience de la chance que vous avez d’avoir un fils aussi patient. J’en connais qui ont tué le leur pour moins que ce que vous me faites subir… Ma mauvaise conscience n’aurait pas pu choisir meilleure incarnation pour me persécuter.

– Je ne suis pas ta conscience, je suis réel, Lucius.

– Alors n’y a-t-il rien d’amusant à faire dans l’au-delà pour que vous vous acharniez ainsi sur moi ?

– Je refuse que tu déshonores la famille.

– Peu importe que vous soyez réel ou non, fantôme ou simple réminiscence, vous êtes mort, et moi, Drago et Narcissa, nous sommes vivants. Il importe donc que dans le monde des vivants, les choses se passent de la façon qui soit la plus agréable possible pour nous, car c’est nous qui devrons en supporter les conséquences.

– Tu n’auras jamais ta place dans le nouvel ordre sorcier qui se met en place. Tu le sais.

Les iris gris de Lucius toisèrent quelques instants ceux, identiques, de son père.

– Oui. Et je sais que tous mes ennemis le pensent aussi. Je ne peux pas leur donner tort ; comment un Malefoy pourrait jamais être heureux dans le monde qu’ils préparent ? Je suis convaincu que les générations futures payeront leur trop grande mansuétude à l’égard des Moldus, et il n’y aura plus aucun grand sorcier pour nous tirer d’affaire. Mais peu importe, le monde est ainsi, je ne peux pas le changer. Je vous jure que j’ai essayé, père. Je sais que vous pensez que je n’ai pas été à la hauteur. C’est vrai, mais j’ai fait au mieux. Quel autre choix me reste-t-il maintenant que de me ranger ?

Le masque glacé s’était fissuré sur les dernières phrases. C’était presque une demande de pardon que Lucius adressait au spectre. Le calme de ce dernier lui donnait espoir. Allait-il finir par faire la paix avec sa conscience ?

– Tu as fait au mieux avec ce que tu es, mon garçon, mais cela ne veut pas dire que cela te donne le droit d’abandonner et de tout renier.

Déçu, Lucius afficha un sourire caustique.

– Que préconisez-vous alors ? Le suicide ?

– Cela serait toujours plus honorable que d’être vaincu une seconde fois, par la Justice après les armes. Mais ta mort seule ne laverait pas notre honneur si tu abjures tout ce qui fait de toi un membre de la Maison Malefoy. Un vrai Malefoy ne renie pas ce qu’il est au plus profond de sa chair. Quand bien même tu le voudrais vraiment, tu ne le pourrais pas. Ton âme est déjà trop abîmée, Lucius.

– Contrairement au Seigneur des Ténèbres, je ne l’ai pas mutilée pour me prémunir de la mort, père. Je pense donc qu’elle a encore une chance d’obtenir le salut, ne vous en faites pas pour elle.

– Non, mais tu as tué. Et pas par accident. Tu sais, il vaut mieux pour tes amis – les Lestrange, Dolohov, Macnair… –, que les Détraqueurs aient leur âme. Sinon, où penses-tu qu’elle irait après tout ce qu’ils ont fait dans cette vie-là ? Leur passage sur Terre n’a pas été des plus doux pour ceux qui ont croisé leur route. Cela fait longtemps qu’ils sont attendus là en bas !

– J’ignorais que vous étiez pieux, dit Lucius, haussant les sourcils avec une touche de condescendance.

– Tout sorcier qui se respecte devrait l’être au moins un peu en assistant à certaines choses… Il existe dans ce monde des puissances qui nous dépassent, Lucius, tu es bien placé pour le savoir, toi qui t’es si longtemps amusé avec les arcanes les plus noirs de la magie… Nulle âme ne peut échapper dans l’Au-Delà au destin qu’elle s’est forgé pendant qu’elle était sur Terre.

– Vous êtes en train de me menacer de l’Enfer ? siffla Lucius, incrédule, mais pas assez pour oublier d’être désagréable. Allons, père, ce n’est que calembredaines de Moldus. Bien sûr des entités maléfiques existent, et nous les appelons démons par facilité, mais nous savons tous les deux qu’il n’existe pas d’enfer à proprement parler.

– Ton repentir n’aura aucune valeur pour les créatures de l’Autre Monde, poursuivit Abraxas sans tenir compte de l’interruption, et ton manque de sincérité aggravera encore ton cas. Car tu ne regrettes pas sincèrement tes actes, n’est-ce pas ? Perdu pour perdu, pars avec éclat en clamant une dernière fois ton attachement aux valeurs de notre famille à la barre du tribunal. Ne laisse pas aux monstres derrière le voile le plaisir de se régaler de ton âme, et aux sorciers médiocres là-dehors celui d’humilier un Malefoy. Montre-leur qui tu es en accomplissant un dernier acte de résistance, puis soumets-toi dignement au Baiser. Mieux vaut le néant des Détraqueurs qu’une éternité d’errance.

– Je crois que la plus grande dignité dont je pourrais faire preuve serait de ne rien faire de plus qui puisse enfoncer ma femme et mon fils, répondit Lucius fermement.

Abraxas se tut. Ils se dévisagèrent en silence quand tout à coup, Lucius les vit. Derrière son père, des silhouettes humaines se détachaient contre les arbres à l’orée du bois du domaine. Il crut que ses yeux lui jouaient des tours quand elles s’étirèrent dans leur direction, semblant couler des troncs comme de l’huile noire. Mais leur état n’était pas liquide, des bras d’ombre aux mains griffues suivies par des bouches ricanantes, des torses et des jambes si étroitement enchevêtrés que le Mangemort ne pouvait les compter, s’allongeaient indéfiniment sur le sol. Les formes éthérées formaient une masse compacte et agitée qui se déformait, s’étirant en hauteur ou en largeur au gré des obstacles qu’elles survolaient. Lorsqu’elles passèrent sur la fontaine, le clapotement de l’eau dans le bassin s’étouffa et ce brusque mutisme glaça Lucius jusqu’au cœur. Elles encerclèrent le duo qu’il formait avec son père et son sang acheva de se changer en gel dans ses veines lorsque son regard tomba sur de multiples fentes blanches ou vertes trouant la masse noire des ombres autour de lui. Il comprit que c’étaient les graviers blancs de l’allée et la pelouse qu’il apercevait entre ces fentes et qu’il s’agissait en fait des yeux des créatures. Comment des orbites vides pouvaient-elles dégager autant de cruauté ? Des trous encore plus larges s’ouvraient dans le conglomérat de ténèbres aux endroits où s’ouvraient leurs gueules effrayantes bardées de crocs.

Un grondement sauvage monta de la meute désincarnée qui grouillait partout sur le sol autour d’eux.

– Père, qui est-ce ? Dit Lucius, le cœur tambourinant. Qui est-ce ?!

La peur le rendait d’autant plus féroce qu’il se savait vulnérable. Comment repousser une telle menace sans pouvoir recourir à la magie ?

– Ce sont Elles, dit Abraxas sans le quitter des yeux. Les choses dont nous parlions un instant plus tôt. Celles qui attendent les âmes infectées de l’Autre Côté.

–  Infectées par quoi ? Je ne suis pas malade ! Mais pourquoi apparaissez-vous avec elles ? Venez-vous du même monde qu’elles ? Ont-elles pris possession de votre âme ? Est-ce pour cela que vous tenez tant à me mettre en garde ? Répondez !

Les créatures ricanèrent. L’avidité que Lucius lisait dans leurs regards béants et dans les mouvements de leurs bouches qui s’ouvraient et se refermaient comme si elles s’imaginaient déjà en train de le mastiquer, de le broyer dans leurs mâchoires d’ombre, lui donnaient des sueurs. Alors qu’elles exhibaient leurs crocs noirs, il acquit la certitude qu’elles n’avaient contre lui rien de personnel, mais qu’elles se montraient malfaisantes parce que telle était leur nature. Le Mal était leur nature. Le chemin d’or disparaissait partiellement sous leur masse sombre agitée comme la houle. Là, dans les remous noirs de leur effervescence, Lucius vit se dessiner la silhouette fatale d’un sinistros. L’adrénaline pulsa dans son corps, mais la terreur le paralysait. Il sentait que s’il tentait quoi que ce soit, les créatures se jetteraient sur lui. Il n’osait donc ni faire volte face pour essayer de retourner dans le manoir, ni bondir vers l’avant pour gagner le couvert de la forêt – mais il pressentait que cette dernière option deviendrait la plus mauvaise idée de sa vie. Si seulement il avait eu une baguette, il aurait pu émettre une lumière assez puissante pour tenir les ombres en respect, voire les consumer.

Le cœur battant à tout rompre, le corps couvert de la sueur moite de la peur, Lucius toisa ses adversaires limbiques sans se faire d’illusion sur ses chances de leur échapper. La conscience de la mort proche lui donnait une perception suraiguë des choses. De l’absence de vent dans le parc, de l’épaisseur des ténèbres autour de lui, du visage pâle de son père qui ressortait comme un masque vaudou dans l’obscurité…

Tout à coup, la meute cauchemardesque passa à l’attaque. Des bras d’ombres lui saisirent les chevilles et le firent basculer dans les graviers et la poussière. En quelques secondes, le Mangemort fut assailli de toutes parts. Des crocs se plantèrent dans ses jambes, son dos, ses bras. Bien que désincarnées, ces entités possédaient une force prodigieuse, une force qui ne pouvait provenir que de l’Autre Monde. Sa vision s’obscurcit alors que les créatures se bousculaient sur sa tête et tout son corps, l’empêchant de bouger. Il poussa un hurlement de terreur pure alors qu’il se débattait, cloué au sol. Les apparitions le mettaient en pièces méthodiquement et c’était du vrai sang rouge et chaud qui giclait sur les graviers blancs. Ses vêtements n’étaient plus que des haillons sanglants, et sa peau un champ bordeaux et beige labouré par leurs crocs et leurs griffes monstrueuses. Lucius sentait qu’il s’éteignait comme l’eau de la fontaine. Il appela la seule personne susceptible de l’aider.

– Père !

Abraxas restait inerte, inexpressif devant le spectacle de son héritier qui se faisait tailler en pièces.

– Père ! Père ! Aidez-moi ! S’il vous plaît !

Mais son père ne semblait pas l’entendre. Son visage n’exprimait aucune émotion ; ni haine, ni joie, ni pitié pour son fils mourant. Lucius sentait son sang s’écouler de multiples plaies qu’il portait partout sur le corps. Un grand froid s’installait dans ses entrailles. Il eut l’idée d’appeler les Aurors qui gardaient le domaine, mais il avait beau s’égosiller, personne ne venait à son secours. Ils retrouveraient son cadavre indigne, déchiqueté et à moitié dévêtu dans l’allée. À moins que les ombres ne le tuent par asphyxie avant que d’hémorragie : tandis qu’elles se bousculaient sur lui pour être celle qui lui infligerait le plus de morsures, qui lui arracherait le plus de chair, l’une d’entre elles, désireuse de gagner la cruelle compétition qu’elles se livraient, s’introduisit dans sa bouche et lui bloqua la respiration. Une autre planta ses mains griffues dans ses yeux, puis glissa comme un serpent dans ses globes oculaires crevés.

Lucius se redressa dans un grand cri dans le lit conjugal. À côté de lui, la voix de Narcissa se joignit à la sienne, avant qu’elle s’aperçoive qu’aucun danger réel ne les menaçait, que ce n’était qu’une énième terreur nocturne.

– Lucius ! Mais Lucius, tais-toi donc ! Tu es fou ?!

Elle s’était visiblement assoupie elle aussi, et le cri de son époux l’avait violemment tirée du sommeil.

La bouche sèche de terreur, Lucius ne lui répondit pas. Il resta plusieurs minutes assis sur le lit sans rien dire, s’efforçant de respirer calmement. Son cœur retrouvait peu à peu un rythme normal, mais la terreur du rêve s’attardait dans sa gorge. Lucius scruta la chambre et ses ténèbres, s’attendant presque à en voir surgir les ombres avides de le dévorer, mais tout était calme. Les meubles dont les silhouettes se découpaient en ombres chinoises dans la pénombre ressemblaient à des bêtes endormies. Paisibles.

– On dirait que ton traitement n’est pas assez fort, fit observer Narcissa.

Lucius était toujours incapable de répondre. Le souvenir des ombres hideuses, leur rictus malfaisant, leurs doigts griffus, leur regard vide et sauvage, demeurait gravé sur ses rétines. La réminiscence de la sensation de leurs crocs dans ses entrailles lui arracha un violent frisson.

– Lucius, reprit Narcissa d’une voix plus douce, tu te sens fiévreux ?

– Non.

Sa voix était rauque. Il avait tant hurlé dans son rêve – et peut être aussi en vrai, allongé dans son lit – que ses cordes vocales lui faisaient mal.

Des coups sourds résonnèrent dans la pièce. Lucius sursauta et fouilla en hâte l’obscurité du regard.

– Oui ? Lança Narcissa.

Lucius comprit que quelqu’un venait simplement de frapper à la porte. Une voix s’éleva derrière le panneau de bois.

– Tout va bien ? Nous avons entendu crier.

– Ce n’est rien, lança Narcissa en jetant un regard peu assuré vers son époux. Tout va bien.

– Okay.

Les Malefoy sentirent leurs interlocuteurs hésiter à partir ou à demander plus de détails, mais ils finirent par se retirer. Aucun de leurs gardiens n’ignorait les angoisses nocturnes de Lucius.

– Que la peste soit sur ces sangs noirs, murmura celui-ci, soudain furieux. Cela doit leur faire plaisir de me voir dans ces tourments.

– De nous voir tous dans ces tourments, mon chéri.

Narcissa appréciait peu que Lucius se focalise à nouveau sur son seul sort. Elle essayait de ne pas lui en vouloir, elle savait que d’eux trois, c’était lui qui risquait le plus, mais elle-même n’était pas certaine que ses juges lui réservent une fin heureuse. Elle n’avait guère plus de certitudes quant à Drago. Malgré les propos rassurants de Jack, elle ne pouvait s’empêcher de craindre les réactions d’un Magenmagot soumis à la pression d’une foule agressive. Une foule réclamant vengeance pour le sang versé par son père pendant les deux règnes de Lord Voldemort.

– Tu vas réussir à te rendormir ?

– Je ne crois pas, dit Lucius en se rallongeant lentement.

– Moi non plus. Je m’inquiète pour Drago.

– Drago s’en sortira, assura Lucius, les yeux au plafond.

Il avait confiance en Jack pour ça. Il enlaça Narcissa qui irradiait d’anxiété et ils veillèrent en silence jusqu’à l’aube. Narcissa parce qu’elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer le pire pour leur fils, Lucius parce qu’il craignait s’il se rendormait de redevenir proie entre les griffes des ombres.

Ombre 1.jpg
Source : https://www.pinterest.fr/pin/674132637945681575/

Merci de m’avoir lu et rendez-vous le 22 mai pour la suite du Procès Malefoy ! D’ici là, si cette fanfiction vous plaît toujours, vous pouvez :

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🖋 Lire mes billets autour de réflexions que j’ai pu me faire sur l’écriture.

@ bientôt les Potterheads !

Chris

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