Problèmes d’auteur #3 : de l’art de lier intrigue et personnages

Bonjour camarades auteur•e•s ou lecteurs•tices curieuxes des coulisses de la création littéraire ! Soyez les bienvenu•e•s pour cette suite de Problèmes d’auteur. Après l’art de marier son temps libre et son inspiration, après l’art de tuer ses personnages, parlons de l’art de lier intrigue et personnages.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je rappelle que cette série d’articles a pour vocation d’aborder les difficultés de l’écriture à travers le prisme de notre expérience personnelle. Les réflexions ci-dessous n’engagent donc que moi. Et comme l’échange et le partage sont toujours plus enrichissants que de monologuer seul•e dans son coin, j’invite les auteur•e•s qui me lisent à reprendre ce rendez-vous sur leur blog (j’ai moi-même emprunté le concept à l’ami John du blog Évasion Imaginaire) et à poster le lien vers leur article dans les commentaires 😉

So lets go.gif

Comment lier intrigue et personnages ?

The novel's writer« On vous a peut-être déjà dit qu’il y a deux façons d’écrire une histoire : la première est de trouver une intrigue et d’inventer des personnages pour la vivre ; la seconde est de trouver des personnages, puis de leur faire vivre une histoire. Pour ma part, je vous dis : faites les deux à la fois. Souvenez-vous tout de même que des gens vont lire votre livre, et que les lecteurs ont tendance à s’identifier aux personnages plutôt qu’aux événements. D’ailleurs, il arrive bien souvent que les personnages soient l’intrigue, c’est-à-dire qu’ils vous paraissent vivants, et que ce soient eux, et pas vous, qui dictent l’histoire par leurs faits et gestes. »

Bob Mayer, Écrire un roman et se faire publier, Outil n°6 : votre technique, Page 91, éditions Eyrolles, huitième tirage 2014

Pour être honnête, ces problèmes d’auteur – avoir les personnages mais pas l’intrigue ou avoir l’intrigue mais pas les personnages – ne se posent à moi que rarement,  car tel Bob Mayer, je ne sépare jamais l’intrigue et les personnages. Il arrive que l’un des deux éléments émerge plus rapidement que l’autre, mais le décalage ne persiste jamais longtemps. Intrigue et personnages finissent par s’épaissir en moi simultanément en se nourrissant l’un-l’autre.

En outre, en plus de dix années d’écriture, j’ai fini par me constituer une troupe de personnages fidèles qui hantent mon imaginaire au quotidien. Avoir les personnages n’est donc pas réellement un problème pour moi, et de nouveaux viennent régulièrement s’ajouter à ma longue liste de vétérans. La construction de mes arcs narratifs se trouvent ainsi facilitée par ma connaissance intime des figures qui peuplent mon univers littéraire. Mais lorsque d’aventure il arrive que l’intrigue ou les personnages me fassent défaut, quelques astuces simples m’aident à établir les connexions…

Composer une intrigue en partant d’un personnage… 🧛‍

Comme je l’évoquais à l’instant, la majorité de mes personnages me suit depuis le début de ma vie d’auteur. Nombre d’entre eux sont devenus récurrents dans mon imagination et mes récits – jusqu’à parfois devenir les héros de leur propre histoire – après avoir passé un long moment à n’occuper qu’un rôle secondaire. Phil Muti, le quinquagénaire héros du roman Les Ombres de Rome, a suivi ce parcours typique, passant du rang de figurant dans les Chroniques de la Maison Lepide à celui de personnage principal de l’un des tomes de la série. C’est à travers ses yeux que les lecteurs•trices découvrent le monde féroce, sensuel et subtil de mes vampyres alors que rien ne prédestinait ce personnage à parader sous les feux de la rampe. Dans la première idée que je me faisais du roman, Phil n’y faisait pas une seule apparition.

J’ai débuté l’écriture de ce projet à une époque où l’organisation du monde du travail m’interrogeait. Le personnage qui devait originellement porter le roman m’a été inspiré par la chanson La Complainte de la serveuse automate : Asia, une jeune femme d’une vingtaine d’années qui ne se voit pas d’avenir dans les clous bien rangés de la société. Sa rébellion va jusqu’à la marginaliser, puisqu’elle décide de quitter le domicile de ses parents pour mener la vie qu’elle entend et poursuivre ses rêves de carrière artistique. Durant son séjour prolongé dans la rue, elle découvre l’autre visage de Rome : celui de la nuit où le surnaturel fait irruption en ville. Sa route finit par croiser celle des vampyres de la Maison Lepide. Séduite par la liberté de leur mode de vie, Asia accepte de les suivre. L’univers qui se révèle à elle est cependant loin d’être aussi rose qu’elle se l’était figuré et elle doit lutter pour s’y faire une place sur fond de réflexions sociologiques sur le rapport entre individu et société, l’organisation du monde du travail et la valeur à accorder à nos rêves dans un système qui ne jure que par les termes productibilité, optimisation et rentabilité

Victoria Frances
Crédit : Victoria Frances

Voilà l’histoire que Les Ombres de Rome auraient dû raconter. Mais c’était sans compter sur la filouterie du personnage de Phil qui s’est insidieusement substitué à l’héroïne…

Avant d’envoyer Asia vivre de terribles aventures chez les Lepides, il me fallait la mettre face à un personnage qui la confrontait à ses contradictions et aux difficultés qui l’attendaient si elle persistait à vivre au ban de la société. C’est alors que m’est venue l’idée de faire tenir ce rôle à Phil, qui incarne le modèle inverse d’Asia. Avocat passionné par son travail auquel il consacre avec plaisir pratiquement tout son temps, quinquagénaire posé et satisfait de sa vie, critique vis à vis de la société, mais pas révolutionnaire et encore moins anarchiste, Phil est le symbole de l’adaptation et de la réussite sociales. Une seule chose lui fait défaut, et pas la moindre : la santé. En effet, il souffre d’une maladie dégénérative qui l’aurait tué s’il n’avait reçu l’aide de Ricardo et Ruben, deux vampyres de la Maison Lepide. La maladie l’emporterait s’il ne recevait régulièrement le sang de son amant, Ruben, et celui-ci se démène pour convaincre Ricardo d’accepter de faire de Phil un vampyre, en vain. Si Phil est toujours en vie, ce n’est qu’au mépris des lois de leur espèce. Si quelqu’un découvre le secret qui les lie, tous les trois risquent la mort.

Le personnage de Phil s’est ainsi imposé peu à peu, prenant le pas sur celui d’Asia jusqu’à ce que ses propres motivations supplantent celles de la jeune femme. J’ai décidé de changer de personnage principal en comprenant que Phil constituait un meilleur choix pour porter le roman, car son personnage est plus mûr. Dans tous les sens du terme puisqu’il est effectivement plus âgé et possède, de par son vécu, un recul sur l’existence dont Asia est privée par son inexpérence, mais c’est aussi un personnage qui me suit depuis plusieurs années. Sa psychologie m’est plus familière que celle d’Asia avec laquelle je suis encore en phase d’apprivoisement.

Par ailleurs, les motivations de Phil (devenir vampyre pour pouvoir échapper à la mort et vivre avec l’homme qu’il aime) me semblaient plus intéressantes à exploiter dans l’idée que je me faisais du récit. Celles d’Asia risquaient de me faire un peu trop verser dans le roman politique et social, alors qu’à la base, il s’agit d’une oeuvre d’urban-fantasy. L’un n’empêche pas l’autre me direz-vous, et c’est justement la subtilité de la fantasy que de parler de notre monde de manière détournée, mais je refusais que Les Ombres de Rome virent à l’essai-fiction.

Voilà comment Les Ombres de Rome se sont mises à raconter l’histoire de Phil, entraînant la révision complète de la construction du roman. Bien que les deux personnages étaient censés atterir au même endroit, soit dans le repaire des vampyres de la Maison Lepide, leur parcours ne pouvait être le même, tout comme l’issue du roman. J’ai donc rebâti toute mon intrigue en fonction du personnage de Phil pour un résultat final bien plus satisfaisant.

I'm just so pround.gif

Ricardo Uzzeni, le chanteur et homme politique vampyre qui a sauvé Phil, et Ned, son servant humain, ont connu la même fulgurante ascension en passant du rang de couple de personnages secondaires phare des Chroniques de la Maison Lepide à celui de héros de plusieurs des tomes de la série. Comme pour Phil dont le rêve suprême de devenir vampyre a façonné toute une intrigue, les aventures vécues par Ned et Ricardo sont toutes intimement liées à l’essence même des personnages : histoire, caractère, et particulièrement aux fonctions politiques occupées par Ricardo. En effet, ce dernier cumule sa carrière de rock star chez les mortels à la qualité de Némésis pour le Conseil des Anciens (une assemblée qui réunit les plus vieux vampyres du monde), ce qui le place au cœur des événements de la société surnaturelle. Aujourd’hui, je dois approcher de la quarantaine de scénarios possibles uniquement pour ce personnage, certains en huit-clos avec les autres membres de son clan, et d’autres de plus grande envergure, offrant à voir d’autres aspects de mon univers (d’autres espèces que les humains et les vampyres, d’autres pays, d’autres formes de magie…).

Il faut dire qu’en connaissant si intimement mes personnages (et mon univers), il m’est relativement facile de leur inventer des aventures à leur mesure et de croiser les récits.

Dans David, nouvelle fantastique écrite sous forme épistolaire, Graziano Soldati, un autre de mes vampyres (parmi les plus vieux personnages à me suivre), devient le témoin et la victime de phénomènes paranormaux inquiétants après une excursion dans les catacombes de Paris… Une ombre intrigante et terrifiante s’accroche à ses pas, le suivant partout où il va et causant du désordre autour de lui. Elle prétend n’être ni plus ni moins que l’esprit du dieu dragon SeyTan. Graziano ne sait qu’en penser et fait appel au Conseil des Anciens (l’institution vampyrique que sert Ricardo) pour qu’ils le libèrent de l’entité, mais celle-ci ne compte évidemment pas se laisser faire… Ici aussi, l’antériorité des personnages de Graziano et de celui qui se fait appeler « David » m’a permis de créer une histoire les rassemblant tous les deux et d’établir de solides connexions entre ce récit et les Chroniques de la Maison Lepide.

Graziano apparaît aussi dans certains tomes du cycle Corps & âme, saga ayant pour héros Roderick et Rabastan d’Anglers, deux frères respectivement médium et nécromancien. Il s’agit là aussi d’anciens personnages, hérités de l’époque où je participais à des jeux de rôle textuels sur forum. L’histoire de ces deux frères m’a été inspirée par celle des frères Lestrange d’Harry Potter. Ces deux personnages de J.K. Rowling avaient acquis une telle profondeur dans mon imagination que je trouvais dommage de les y laisser sommeiller. J’ai donc gommé tout ce qui les reliait à Harry Potter pour ne garder que ce qui faisait leur originalité et les ai implantés dans un univers d’urban fantasy dont les bases me trottaient dans la tête depuis longtemps. Ce fameux univers dans lequel s’inscrivent les Chroniques de la Maison Lepide et auquel mon cerveau ne peut s’empêcher de raccrocher toute nouvelle idée d’histoire qui lui vient…

L’intégration de Roderick et Rabastan m’a permis d’en développer des aspects que j’avais jusque là négligés ou ignorés, parmi lesquels les différentes catégories d’alchimistes (sorte de sorciers), les énergies vitale et mortelle que les deux personnages, possédant des affinités avec les morts, utilisent au quotidien, mais aussi l’organisation de l’Au-Delà.

Pendant que les vampyres de la Maison Lepide travaillent à étendre leur influence dans le monde et jouissent de leurs compagnons humains de toutes les façons possibles, Roderick et Rabastan se fritent avec des sorciers vaudous, exorcisent des démons, réaniment des cadavres pour dénouer des secrets de famille et se voient confier la protection d’une personnalité importante par le spectre d’une ancienne reine de France…

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On est d’accord, ils ne plaisantent pas, les garçons.

Mais assez parlé de mes vieux briscards (ou nous sommes là jusqu’à demain). Contrairement aux apparences, il m’arrive aussi de développer des intrigues à partir de nouveaux personnages. Pour illustrer ce cas, je vais reprendre l’exemple de mon conte La Frégate & l’Enfant dont j’ai pu vous relater la création dans l’article Analyse d’un processus créatif à l’œuvre : La Frégate et l’Enfant, ou Johnny Hallyday, le combat de Sea Shepperd, l’écriture et moi. Lorsque j’ai entamé l’écriture de ce texte, j’ignorais encore ce que j’allais raconter, mais j’en connaissais déjà mes deux principaux personnages : celui de la frégate et celui de la petite fille. Comment allaient-ils se rencontrer ? Quel serait leur rôle l’un par rapport à l’autre ? Une petite session d’écriture automatique plus tard, j’avais en ma possession tous les éléments dont j’avais besoin.

L’écriture automatique, c’est ma botte secrète lorsque je suis en présence de nouveaux personnages qui ne demandent qu’à prendre corps à leur tour : j’écris tout ce qui me vient à l’esprit à leur sujet, puis je vois ce qui, dans leur histoire ou leurs motivations, peut susciter des arcs narratifs intéressants. Un peu à la manière d’un enquêteur qui recoupe tous les éléments qu’il possède sur un suspect pour retracer son parcours criminel jusqu’à la découverte du corps de la victime…

Finalement, cela n’est guère différent de la situation inverse, quand je pars d’une trame narrative pour créer mes personnages !

Créer un personnage en partant d’une idée de trame narrative…💡

Parfois, des idées d’intrigue éclosent dans mon esprit comme des fleurs sauvages. J’ai l’idée générale, le climax, la chute (quoique souvent la première que j’ai trouvée ne me satisfait pas et j’en cherche une autre en cours de route), mais aucun jardinier pour venir les aider à croître et les bichonner. Deux options s’offrent à moi : 1) j’identifie les points et les moments clés de l’intrigue en construction et je cherche à dégager un profil type de personnage qui saura faire le taff – c’est à dire (em)porter efficacement l’histoire. Je suis alors comme un réalisateur en quête de l’acteur•trice qui correspondrait le mieux à un rôle donné. 2) Je rappelle ma grande pote Écriture Automatique et nous nous lançons tous les deux à l’aventure sur l’espace infini des possibles d’une feuille blanche.

La différence entre les deux méthodes ? L’un implique un travail en conscience, l’autre fait appel à l’inconscient en le laissant établir intuitivement les connexions.

J’ignore la place que l’inconscient tient dans la créativité des autres auteurs•trices, mais chez moi, elle est prépondérante.

L’idée de Maison à vendre, une nouvelle fantastique, m’est venue d’une histoire réelle entendue dans mon entourage : celle d’un homme fraîchement séparé de sa femme retrouvé mort devant sa télévision… Mon passé de juriste rend parfois ma créativité cynique, mais en entendant la nouvelle, mon cerveau s’est emballé et les idées se sont enchaînées en un trait de temps. Un mec propriétaire d’une maison meurt => le bien va faire partie de son héritage => la femme avec laquelle il est en instance de divorce va potentiellement en hériter selon le régime matrimonial sous lequel ils étaient mariés => les enfants du type auront droit à leur part, mais s’il n’en avait pas ? Ou s’ils sont morts avant lui ? => boum ! je tiens le personnage de mon de cujus, mon mort héros malgré lui de la nouvelle. Il s’agira d’un homme en instance de divorce, mais qui aime toujours sa femme avec laquelle il était marié sous le régime de la communauté universelle. Le décès de l’unique enfant du couple en moto quelques années plus tôt a fragilisé les deux partenaires. Chacun s’est muré dans son chagrin jusqu’à ce que la femme décide de quitter le domicile. L’homme, resté seul dans la maison vide, meurt quelques mois plus tard d’un arrêt cardiaque pendant son sommeil. Depuis lors, son fantôme réapparait chaque année à la même époque pour tenter de vendre la maison qui l’attache à cette région qu’il projetait de quitter au moment de mourir…

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Sibelius, la fière créature m’ayant inspiré la nouvelle L’Oeil du chat.

Dans une autre de mes nouvelles fantastiques, L’Oeil du chat, l’idée de départ misait sur le fait de raconter l’histoire d’une femme passée de vie à trépas sans s’en apercevoir, et à laquelle un chat, animal réputé sensible aux manifestations de l’Invisible, va révéler son état. Le personnage du chat m’est venu rapidement puisque c’est celui de mes colocataires de l’époque, un magnifique British Long Hair, qui m’a inspiré la nouvelle. En revanche, il m’a fallu un peu plus de réflexion pour ébaucher le personnage de la morte et aussi celui de la maîtresse du chat qu’en toute logique, j’ai faite médium. L »écriture automatique m’a une fois de plus été d’une aide remarquable pour les étoffer, et j’ai usé en parallèle d’une autre vieille méthode qui a fait ses preuves pour densifier la personnalité et la crédibilité d’un personnage : s’inspirer des personnes que l’on connaît dans la vraie vie, qu’elles appartiennent à votre cercle proche ou soient de lointaines célébrités.

Personnellement, et sans doute comme beaucoup d’auteur•e•s, je me suis fait une spécialité d’emprunter les traits de caractère de personnes que je fréquente pour les coller à mes personnages. Cela les rend plus humains et les dotent d’aspirations et de rêves parfois surprenants (autant que peut l’être un être humain !). Certains de mes ami-e-s prêtent même leurs noms à des personnages (coucou Lewis R., Lewis R., ton double barman dans les Chroniques de la Maison Lepide, te salue !), mais je m’arrange pour que leurs caractères soient nettement dissociables dans ce cas.

Une autre expérience qui m’a appris à créer des personnages à partir d’une simple idée de scénario, c’est mon travail de plume littéraire pour un magazine féminin qui me commandait des nouvelles érotiques. Le secrétaire de rédaction me fournissait une trame avec les grandes lignes du scénario – qui n’allait jamais chercher très loin.

« Fanny vient de fêter ses 18 ans et révise pour son bac. Mais il fait vraiment très chaud dans l’appartement et elle n’a pas envie de réviser. Et si elle conviait Alan, son beau voisin doctorant, à venir réviser avec elle ? »

Vous voyez le genre ?

Ned_coquin
« Oh oui, Alan, viens donc réviser tes maths avec moi… »

« Et tant pis si je passe le bac et que toi tu travailles sur ta thèse Mécanismes d’initiation de la corrosion à l’échelle nanométrique, c’est tout de même tout à fait pertinent de réviser à deux… »

Breeef.

Je devais créer les personnages des scénarios qui me servaient de base de travail (avec la liste précise des actes sexuels que je devais intégrer au texte), en n’ayant bien souvent qu’un prénom, un âge et parfois une situation (bachelière, doctorant, milliardaire pour un scénario à la Fifty Shade…). Pas de problème : en combinant les méthodes d’écriture automatique et d’inspiration du réel, je les dotais tous d’un background (histoire, motivations, aspirations, caractère…) crédible en deux temps trois traits de plume. L’érotisme avait beau être le caractère premier de ces textes, il était hors de question que je laisse des protagonistes brouillons aux lecteurs•trices.

Et si vraiment AUCUNE idée ne vient… Ni de personnages, ni d’intrigue, voici la solution ULTIME

Il n’est pas encore inscrit dans ma destinée le jour où je n’aurais plus aucune idée de personnage, plus aucune idée d’histoire à raconter, où je ne saurais pas quoi écrire, mais si jamais la situation se présentait, je sais déjà comment je la parerais.

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez à quel point je suis mélomane. La musique influence énormément ma créativité et nombre de mes personnages et des histoires que je peux imaginer m’ont été inspirés de chansons. J’évoquais le cas d’Asia tout à l’heure, mais elle est loin d’être la seule à être née comme cela. La chanson de la sorcière et celle du Prince Charmant débutant dans le conte musical d’Emilie Jolie m’ont inspiré un conte féministe basé sur la rencontre entre ces deux personnages – mais sans relation amoureuse entre eux. La Sorcière de Manau m’a donné matière pour la vie mortelle de l’une de mes vampyres. Cavaliers de Vincent Niclo m’a inspiré le passé de guerrier du vampyre Barsabas, le rival de Ricardo. Hysteria de Muse m’a insufflé l’envie de raconter l’arrivée de Ricardo chez les Lepides et de m’attarder sur le lien très spécial qu’il entretient avec Leon Eisenmann, un autre vampyre qui est à la fois son ami, son amant et son garde du corps…  Et je pourrais continuer longtemps comme cela.

C’est pourquoi, si vous êtes vraiment en panne d’inspiration pour élaborer une intrigue ou créer un personnage, je ne saurais que trop vous conseiller de vous tourner vers la musique. Autant de fantastiques histoires et de figures inoubliables se cachent au détour d’une mélodie qu’entre les lignes d’un roman ! Il suffit de savoir écouter.

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Merci pour votre lecture. Et vous, avez-vous l’habitude de trouver les personnages avant l’intrigue ou l’intrigue avant les personnages ? Comment faites vous ensuite pour faire émerger l’élément qui vous fait défaut ?

@ bientôt quelque part,

Chris

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Crédit : Voltamax. Source.

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4 commentaires sur “Problèmes d’auteur #3 : de l’art de lier intrigue et personnages

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  1. Très intéressant! Personnellement, l’inspiration me vient comme à un enfant de 3 ans. « Pourquoi? » je me pose la question jusqu’à ce que le personnage ou la situation que j’aie imaginé prenne tout son sens. Je me retrouve souvent avec plus de matériel que nécessaire!

    Aimé par 1 personne

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